Entreprises de BTP

BTP : pourquoi la construction du Center Parcs de Roybon est compromise

Mots clés : Aménagements extérieurs - Entreprise du BTP - Salles d'audition, de conférences, de réunion, spectacles ou à usages multiples

Le Conseil d’Etat a rejeté un recours de partisans de la construction du parc de loisirs de mille cottages, autour d’une « bulle tropicale » de 200 hectares, dans cette commune de l’Isère.

Cette fois, le dossier semble sérieusement compromis. Le Conseil d’État a rejeté ce lundi 23 octobre le recours d’une communauté de communes favorable au Center Parcs de Roybon (Isère), ce projet en suspens de village de vacances, objet d’une bataille judiciaire depuis plusieurs années. « Le pourvoi de la communauté de communes de Bièvre Isère n’est pas admis », indique le Conseil d’État dans sa décision, comme le pressentait Le Dauphiné Libéré.

La plus haute juridiction administrative française a refusé de se saisir de ce dossier sur le point précis évoqué par la communauté de communes. La communauté de communes Bièvre Isère demandait au Conseil d’État d’annuler l’arrêt de la cour administrative d’appel de Lyon du 16 décembre 2016, qui confirmait la décision rendue en première instance par le tribunal administratif de Grenoble à l’été 2015. Au titre de la loi sur l’eau, ce dernier avait annulé l’arrêté préfectoral ayant autorisé en 2014 le projet de construction d’un Center Parcs au coeur de la forêt iséroise, porté par le groupe Pierre & Vacances.

 

Compensations insuffisantes

 

La cour d’appel de Lyon avait pointé l’insuffisance des mesures prises pour compenser la destruction des zones humides, « même en prenant en compte les surfaces supplémentaires invoquées en appel » par le groupe, qui avait proposé la création de 58 hectares de zones humides nouvelles. « La loi a été appliquée et c’est une très bonne nouvelle de voir que le Conseil d’État a donné raison à la cour administrative d’appel de Lyon », a réagi Stéphane Peron, porte-parole de l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs (PCSCP). « On reste néanmoins sur nos gardes », a-t-il ajouté, craignant notamment une éventuelle « tentative de défrichement » dans la forêt de Chambaran.

Les travaux de défrichement entamés à l’automne 2014 avaient été interrompus quelques semaines plus tard par des militants qui occupent depuis le site. Objet de nombreux recours depuis son lancement en 2007, le projet de Roybon, d’un montant de 390 millions d’euros, prévoit la construction de 1000 cottages, commerces et restaurants autour de l' »Aquamundo », une bulle transparente maintenue à 29 degrés, avec piscine et jacuzzi. Ce complexe devrait permettre la création de 468 emplois équivalent temps plein. En février 2017, Pierre & Vacances a également saisi le Conseil d’État sur le contentieux sur l’eau. Le pourvoi n’a pas encore été examiné.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X