Industrie/Négoce

Bruxelles approuve la prise de contrôle de Sika par Saint-Gobain

Mots clés : Concurrence - Industriels du BTP - Réglementation européenne

Dans une décision rendue le 22 juillet, la Commission européenne a conclu que les activités des groupes Sika et Saint-Gobain sont complémentaires et que les chevauchements limités ne soulèvent aucun sujet en droit de la concurrence.

Après les autorisations des autorités de la concurrence américaine et chinoise, Saint-Gobain vient de recevoir l’approbation de Bruxelles pour son projet de prise de contrôle de l’entreprise suisse de spécialités chimiques pour la construction Sika, annoncé en décembre dernier. Dans une décision rendue le 22 juillet, la Commission européenne déclare approuver l’acquisition du contrôle de Sika par Saint-Gobain. « Cette acquisition n’engendre pas de problème de concurrence acr les parts de marché combinées des deux parties sont modérées et un nombre élevé de concurrents restera actif après la fusion sur tous les marchés concernés par cette transaction », étaye-t-elle.

Depuis l’annonce de la fusion, une activité commune aux deux groupes suscite l’inquiétude des dirigeants de Sika, et notamment du président de son conseil d’administration Paul Hälg : les mortiers de spécialités, produits à la fois par Sika et Weber, filiale du groupe Saint-Gobain. « Les activités des deux parties se chevauchent dans le domaine des mortiers ainsi que quelques spécialités chimiques pour la construction », constate aussi la Commission. Mais « même si Weber produit également des mortiers de spécialités, les clients ne les considèrent pas comme des substituts aux mortiers de Sika », tempère-t-elle, ajoutant que « Sika et Saint-Gobain ne semblent généralement pas être des concurrents proches dans la mesure où leurs offres sont plutôt complémentaires en termes de qualité et de perception de la marque ».

Dans un communiqué, le groupe Saint-Gobain se félicite de cette décision de Bruxelles et de ses déclarations, qui « confirment la logique industrielle de la transaction ». « Elles vont clairement à l’encontre des allégations systématiques de Sika relatives à la situation concurrentielle entre les deux groupes qui, selon le Conseil d’administration de Sika, justifie son opposition à la transaction », tacle le groupe français.

Ce 24 juillet, Sika tiendra une assemblée générale extraordinaire au cours de laquelle le conseil d’administration tentera de limiter les droits de vote de SWH, la holding de la famille Burkard, qui souhaite, depuis décembre dernier, vendre ses 16,1% de parts dans Sika à Saint-Gobain.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X