Etat et collectivités

Bruno Léchevin, ancien syndicaliste, à la tête de l’Ademe

Mots clés :

Réforme de l'Etat

L’ex-syndicaliste, spécialiste des questions d’énergie été nommé officiellement mercredi 13 mars en Conseil des ministres. L’actuel délégué général du Médiateur de l’énergie, âgé de 61 ans, prend ainsi la tête de cet établissement public d’un millier de salariés qui joue un rôle très important dans la mise en oeuvre des politiques publiques en matière d’environnement et d’énergie. Il remplace à ce poste François Loos, qui y avait été nommé en 2011.

De nombreux noms avaient circulé pendant quelques semaines sur le probable successeur de François Loos, à la tête de l’Ademe, lequel  avait annoncé sa démission pour se consacrer aux municipales de 2014 à Strasbourg.  Matignon avait tranché le 2 février dernier en proposant  Bruno Léchevin, actuellement délégué général du Médiateur de l’énergie. L’ex-syndicaliste, spécialiste des questions d’énergie été nommé officiellement mercredi 13 mars en Conseil des ministres.

 

Un homme d’engagement…

 

A 61 ans, Bruno Lechevin est aujourd’hui délégué général du Médiateur de l’énergie. Son parcours est celui d’un homme d’action, autant hier dans les mouvements de jeunesse, le syndicalisme, qu’aujourd’hui dans le monde de l’énergie. Il découvre très tôt le militantisme. Originaire du Pas-de-Calais, il entre dès 1967 à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), «rebelle comme on peut l’être à 15 ans, je ne faisais rien à l’école», dira-t-il en 2005 à notre confrère Enerpresse dans un article lui étant consacré. Il quitte le collège pour préparer un CAP de menuisier, son père étant artisan menuisier. Après l’armée, il milite de plus en plus à la JOC ainsi qu’au sein du syndicat construction-bois de la CFDT. En juin 1980, il exerce de plus en plus de responsabilités syndicales et devient secrétaire fédéral de la fédération Gaz-Electricité CFDT de 1983 à 1988, puis secrétaire général et membre du bureau national de la confédération CFDT (1988-1997), puis secrétaire fédéral de la fédération Chimie-Energie (1997-1999).
Après la CFDT, il s’inscrit à Sciences-Po au Programme d’études avancées (PEA) sur la gestion des transformations sociales.

 

… et d’action

 

Sa nomination en 2000, pour deux ans, comme commissaire de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), – son mandat sera renouvelé pour six ans – est un véritable défi. Il sait qu’il sera entouré d’X-Mines et d’énarques. Lui qui a toujours été un homme d’action, on lui demande d’observer, d’analyser et d’arbitrer. Enfin il n’était pas vraiment un chaud partisan de l’ouverture des marchés. Mais, dit-il, «j’ai trouvé une légitimité, je ne voulais pas être le syndicaliste de service ni renier mon passé mais acquérir la distance nécessaire à un Commissaire. Je me suis adapté à mes nouvelles fonctions en restant fidèle à mes valeurs».
Il est nommé, en  2008, délégué général du médiateur national de l’énergie, exerçant parallèlement le rôle de conseiller spécial auprès du Président de la CRE.

« Son engagement en faveur de la protection des consommateurs et des économies d’énergie, ainsi que la lutte contre la précarité énergétique, le désignent pour l’exercice de cette mission », souligne le communiqué de Matignon, qui précise par ailleurs qu’il devra « accompagner le gouvernement dans ses travaux pour engager la France sur le chemin de la transition énergétique, ainsi que dans les autres chantiers issus de la conférence environnementale».
Opérateur de l’État pour la mise en oeuvre des politiques d’efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables innovantes et la prévention de la pollution et des nuisances, l’Ademe qui compte  quelque 1 000 salariés dispose d’une enveloppe de 2,6 milliards d’euros sur trois ans pour soutenir les investissements d’avenir. Un nouveau défi pour cet homme qui aime le cinéma, les voyages et adore «chanter et surtout partager le plaisir de chanter avec d’autres».

 

Focus

Renouvellement du conseil d'administration de l'Ademe par décret du 1er février 2013

Outre Bruno Léchevin, 16 personnes siègent au conseil d’administration de l’Ademe, dont M. Ayrault « a procédé au renouvellement » sur proposition des ministres Delphine Batho (Ecologie) et Geneviève Fioraso (Enseignement supérieur, Recherche).

En voici les membres :

représentants de l’Etat :
Patricia Blanc, directrice générale de la prévention des risques, sur proposition du ministre chargé de l’environnement ;
 Bruno Léchevin, sur proposition du ministre chargé de l’environnement ;
 Laurent Michel, directeur général de l’énergie et du climat, sur proposition du ministre chargé del’énergie ;
 Maria Faury, directrice scientifique à la direction générale pour la recherche et l’innovation, sur proposition du ministre chargé de la recherche ;
 Yves Robin, chef de service à la direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services, sur proposition du ministre chargé de l’industrie ;
Kathy Narcy, sous-directrice à la direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature, sur proposition du ministre chargé du logement ;
 Eric Giry, chef de service à la direction générale des politiques agricole, agroalimentaire et des territoires,sur proposition du ministre chargé de l’agriculture ;
Laurent Machureau, sous-directeur à la direction du budget, sur proposition du ministre chargé du budget ;
Jean-François Cordet, préfet de la région Picardie, sur proposition du ministre de l’intérieur.

représentants  des collectivités territoriales :
 Hélène Gassin, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France ;
 Jean Dey, premier vice-président du conseil général de la Seine-et-Marne ;
 Bernard-Alain Charrier, maire honoraire de Nersac (Charente).

représentants d’associations de protection de l’environnement ou de représentants de groupements professionnels intéressés :
au titre de l’environnement :
Maryse Arditi, représentante de l’association France nature environnement ;
Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche au Commissariat à l’énergie atomique ;
Alain Maugard, président de Qualibat.
au titre de l’énergie :
Gilles Vermot-Desroches, directeur du développement durable chez Schneider Electric ;
Nicolas Garnier, délégué général de l’Association nationale des collectivités, des associations et des
entreprises pour la gestion des déchets, de l’énergie et des réseaux de chaleur (Amorce).

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