Transport et infrastructures

Brexit : quel avenir pour les grands projets d’infrastructure britanniques ?

Ceux qui ont déjà fait l’objet d’un accord de financement avec l’Union européenne ne sont pas menacés. Mais pour les autres ?  

C’est peut-être l’une des raisons de son euroscepticisme : le Royaume-Uni contribue plus au budget de l’Union européenne qu’il ne reçoit de fonds. En 2014, le pays a versé pour près de 12 milliards d’euros au budget de l’UE et a reçu en échange un total de 6,9 milliards. 56,6% en a été reversé à l’agriculture, 25% aux régions les plus pauvres et 15% à la recherche, l’éducation et l’innovation. Si le Royaume-Uni reçoit peu de fonds directs pour financer le développement de ses infrastructures, ce n’est pas le cas de la Banque européenne d’investissement (BEI). Celle-ci a investi plus de 16 milliards de livres (14,5 milliards d’euros) dans des projets à travers le pays ces trois dernières années. « Il y a une semaine, la BEI annonçait un financement de 254 millions d’euros pour l’aménagement du campus de University College à Londres et, hier encore, elle confirmait qu’elle allait injecter 635 millions d’euros dans le Thames Tideway Tunnel, le super-égout qui permettra de dépolluer la Tamise », déclarait le Premier ministre britannique, le 14 mai.

 

La BEI, un acteur majeur qui va manquer


Détenue à 16% par le Royaume-Uni, la BEI opère en dehors du budget de l’Union et est financièrement...

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