Etat et collectivités

Bretagne: « unité face à la crise »

Le budget 2009 de la région Bretagne, dirigée par le socialiste Jean-Yves Le Drian, a été adopté à l’unanimité, a annoncé la collectivité mercredi 24 décembre dans un communiqué.
Le budget de 1,099 milliard d’euros, qui ne prévoit pas de hausse de la fiscalité directe ni des cartes grises, a été voté par toutes les composantes du conseil, opposition comprise, à l’exception de l’UDF-Modem qui a pratiqué une abstention dite « positive ». Ce vote manifeste « un consensus inédit privilégiant l’unité bretonne face à la crise », souligne le communiqué.
La formation professionnelle constitue le premier poste de la région en dépenses budgétaires (27%), suivi des transports (24%) avec en particulier le développement de la ligne ferroviaire à grande vitesse qui doit permettre en 2014 de relier Paris à Rennes en 1h27 et à Brest en 3 heures. 20% sont consacrés aux lycées, troisième poste du budget régional.
Dans le contexte de crise économique actuel, 13 millions d’euros sont destinés à « permettre la mobilisation rapide d’investissements pour soutenir l’activité de secteurs fragilisés dont le bâtiment et les travaux publics ». Dans ce cadre, 3 millions d’euros sont attribués au projet de campus numérique de l’université européenne de Bretagne.
La Bretagne dispose du « plus petit budget par habitant de toutes les régions françaises (344 euros contre 413 en moyenne) » et de « la plus faible dotation d’Etat par habitant (110 euros contre 133 en moyenne) », souligne également le communiqué.
La Région affirme au passage que « les transferts de compétence ne sont pas totalement compensés » par l’Etat, le différentiel s’élevant à 48 millions d’euros, mais que malgré cela la Bretagne reste « une des régions les moins endettées de France ».

AFP

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