Energie

Brest baptise l’hydrolienne qui alimentera Ouessant

Mots clés : Electricité

L’engin de 450 tonnes sera immergé mi-juin au large de l’île Ouessant, en Bretagne. La Sabella D10 sera la première hydrolienne française à produire de l’électricité et à être raccordée au réseau.

Du haut de ses 17 mètres, soit la hauteur d’un immeuble de 5 étages, c’est la vedette du port de Brest. Baptisée vendredi 24 avril, elle est présentée au public le lendemain, lors d’une journée portes-ouvertes. Après les derniers réglages, elle sera alors immergée courant juin dans le mythique passage du Fromveur, siège de grands courants. Un câble sous-marin sera préalablement installé entre la zone d’immersion et la côte sud d’Ouessant et cette hydrolienne sera ainsi la première à être raccordée au réseau. La régularité de la production et la qualité du signal seront contrôlées par EDF SEI et ERDF, les gestionnaires du réseau, qui analyseront progressivement le couplage de cette énergie marine aux groupes diesel alimentant jusqu’à présent l’île en électricité.

Outre le retour d’expérience de la turbine hydrolienne (d’une puissance théorique de 1 MW), un protocole de suivi environnemental a été défini avec le parc naturel marin d’Iroise. L’objectif est de valider l’innocuité environnementale de l’engin vis-à-vis de la faune et des mammifères marins, du transport sédimentaire ou encore de l’émergence acoustique sous-marine. Cette démonstration est une étape cruciale permettant de valider la poursuite de l’exploitation hydrocinétique du Fromveur. À terme, deux autres hydroliennes pourraient être plongées entre Molène et Ouessant pour couvrir la quasi-totalité des besoins en électricité d’Ouessant.

 

 

Construite à Quimper, l’hydrolienne Sabella D10 a été assemblée à Brest, sur le 5e Est comme un prélude à la nouvelle vocation du port qui ambitionne de devenir un acteur majeur des énergies marines renouvelables (ENR). Dernièrement, le tribunal administratif a en effet approuvé les conclusions du rapport de la commission d’enquête sur le projet de développement du port de Brest tourné vers les ENR. Sans réserve, l’avis comprend deux recommandations environnementales. L’arrêté d’autorisation de travaux, délivré par le préfet du Finistère, est attendu pour l’été 2015 ; suivront alors les travaux préparatoires environnementaux et la consultation des entreprises, à l’automne 2015, puis les travaux d’aménagement proprement dits, au printemps 2016.

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    Enfin! Une nouvelle voie pour les ENR?

    Avec une façade maritime immense, il était nécessaire de nous intéresser à tout ce qui relève des capacités maritimes : l’hydrogène ici, mais aussi la houle, le marée-moteur, … Ca avance et c’est tant mieux, pas trop tôt! Ce qui est bien aussi c’est l’étude d’impact qui semble accompagner cette première. Puissent toutes les autres industries de l’énergie s’en inspirer. Bravo les bretons et non pas bon vent mais bonne eau à cette initiative.
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