Transport et infrastructures

Bouygues TP remporte le marché du tunnel du tramway de Nice

Mots clés : Entreprise du BTP - Maîtrise d'ouvrage - Ouvrage d'art - Transport collectif urbain - Travaux publics

La Métropole Nice Côte d’Azur, maître d’ouvrage, a attribué le 7 novembre au groupement « Thaumasia », piloté par Bouygues TP, le marché du tunnel urbain de 3,2 km avec 4 stations enterrées qui doit être réalisé dans le cadre de la ligne 2 est ouest du tramway de la capitale azuréenne.

Quatre groupements étaient en lice -deux français, Eiffage TP et Bouygues TP et deux italiens, Pizzarotti et Ghella SPA- et sur la base de trois critères principaux (valeur économique, qualité technique, développement durable et impact sur les fonctionnalités de la ville) et au terme d’une consultation qui a duré plus de deux et ans et demi, c’est une offre à 270,9 millions d’euros HT, portée par le groupement constitué de Bouygues TP, mandataire, Solétanche Banchy (Vinci), CSM Bessac, Colas Midi Méditerranée, de la Pme niçoise Garelli et de Systra qui a été retenue. « Ce marché est inférieur de 17,9 millions d’euros à l’enveloppe financière prévue et elle est d’autant plus sécurisante qu’elle intègre l’évacuation par voie maritime et le traitement des déblais, 300 000 m3 pour un coût de 20 millions d’euros, et des provisions pour aléas à hauteur de 16,7 millions d’euros » explique le président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Christian Estrosi.

 

Tunnelier à haute pression de confinement

 

Déjà très présent sur les grands chantiers de TP de la région (PPP de la L2 à Marseille, tunnel de Toulon, etc.) et bénéficiant d’une forte expérience internationale en la matière, Bouygues TP va donc s’attaquer à partir du 2ème semestre 2014 au creusement d’un ouvrage urbain souterrain qui doit cheminer sur 3,2 km entre le Bd Grosso et la rue Ségurane, dans le quartier du port, où se trouvera le puits d’entrée.

Comme à Lyon pour le prolongement du métro ou à Paris, il sera réalisé au moyen d’un tunnelier à pression de boue et à haute pression de confinement dont le rythme de progression prévu est de 10 m par jour environ avec installation à l’avancement de voussoirs pour assurer la stabilité immédiate de l’ouvrage. Les principales difficultés d’un tel chantier à 25 m de profondeur environ seront la progression dans un sous-sol de forte perméabilité et constitué en grande partie d’éléments fins et la nécessité de contenir les tassements sous bâti inférieur à 10 mm. Des contraintes qui vont obliger la Métropole à surveiller de très près la stabilité des bâtiments (souvent anciens dans la zone traversée) et à engager des référés préventifs avant le démarrage des travaux du tunnel.

Autre défi : la réalisation sur le parcours de 4 stations souterraines qui elles seront construites comme un parking souterrain à partir de parois moulées puis avec des terrassements en taupe sous une dalle de couverture. Le délai prévu de réalisation de ce tunnel est de 11 mois pour permettre une mise en service de cette ligne 2 fin 2017/début 2018

 

 

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