Entreprises de BTP

Bouygues renforce son implantation au Myanmar

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP

Associée à Serge Pun and Associates, Dragages Singapour, filiale de Bouygues Construction, vient de signer un deuxième contrat au  Myanmar, portant sur la conception et la réalisation de 1000 logements.

Depuis que la junte militaire a laissé place à un gouvernement civil et qu’en avril 2013, l’Union européenne a levé toutes les sanctions commerciales et économiques prises à l’encontre du Myanmar (l’ex Birmanie),  les entreprises étrangères de construction s’installent dans ce pays du Sud Est asiatique. A ce jour, Bouygues est le seul des trois majors français du BTP à s’y être implanté – Eiffage n’est plus présent en Asie et Vinci n’y a pas encore décroché de contrat.

Afin de se faire une place dans le pays,  la filiale de Bouygues Construction Dragages Singapour s’est associée avec  Serge Pun and Associates au sein d’une co-entreprise baptisée BYMA. Classé en 2013 par l’édition asiatique du magazine Forbes, parmi les 50 plus grandes fortunes de Singapour, Serge Pun est un des acteurs majeurs de l’immobilier au Myanmar.

La joint-venture s’était déjà vue confier, par le promoteur de Star City, un gigantesque complexe immobilier de près de 5000 appartements situé au bord de la rivière Bago en face de la capitale économique Yangon,  la construction de trois tours de logements de 8 étages et deux de 12 étages.

Ce dernier a signé avec BYMA, un nouveau contrat portant sur la construction de quatre immeubles de 25 étages, deux de 28 étages s’élevant à près de 100 m  et un parking de 26 000 m2 qui sera capable d’accueillir plus de 1000 véhicules. Les travaux, qui doivent commencer le 1er mars, s’étaleront  sur 35 mois.

Focus

L’eldorado Birman

Dans son rapport  «Myanmar’s Moment, unique opportunities, major challenges », rédigé en 2013, le cabinet de conseil Mc Kinsey estime que d’ici 2030, les villes du Myanmar devront absorber dix millions de citadins supplémentaires, soit l’équivalent de deux villes de la taille de Yangon, la capitale économique du pays.  Mc Kinsey évalue donc les besoins en infrastructures  du pays  entre 2010 et 2030, à plus de 300 milliards de dollars. Les analystes de la société new-yorkaise les répartissent de la manière suivante : 60% dans la construction d’immeubles de logements et de bureaux et le reste dans des centrales de productions électrique, de traitements des eaux, dans des routes et lignes ferroviaires. 

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