Aménagement

Bordeaux-Euratlantique donne forme au projet urbain du Belvédère

Mots clés : Urbanisme - aménagement urbain

Le 15 juillet, Bordeaux Euratlantique a organisé une sorte de «speed dating» avec les trois équipes retenues pour concevoir le futur secteur du Belvédère. Il s’agit du plus vaste appel à projets d’un seul tenant en régions, 140 000 m2 à aménager, en rive droite de Garonne. L’occasion de faire un point d’avancement du projet.

Lancé en février dernier, l’appel à projets du secteur Belvédère, prévoit la cession de 140 000 m2 de droits à construire, dont un minimum de 50 000 m2 de bureaux, au débouché du pont routier Saint-Jean, en face de la gare de Bordeaux. Pour le directeur d’Euratlantique, Stéphan de Faÿ, «il s’agit du plus grand secteur à aménager d’un seul tenant en régions, de la taille des ZAC parisiennes. Il s’agit également d’innover pour réaliser les logements, bureaux, commerces, équipements performants tout en restant dans une fourchette de prix qui les rendent accessibles».

En mai dernier, trois équipes ont été retenues, qui entament le dialogue compétitif sur une année. Il s’agit premièrement du groupement Horizons Belvédère, qui associe Vilogia, bailleur social qui vient de racheter la Saemcib à Bègles, dans le secteur Euratlantique, BPD Marignan et les architectes bordelais Brochet-Lajus-Pueyo, associés à Saison Menu (Roubaix), La Nouvelle agence (architecture) et Lina Singer (paysagiste). BLP travaillent depuis des années sur la métropole, où ils ont signé notamment tous les aménagements du tramway, y compris les récentes extensions et participé à la rénovation de la gare Saint-Jean. Saison Menu, a travaillé sur Euralille et la gare de Roubaix où ils sont basés. Et Lina Singer, basée à Bordeaux a notamment travaillé sur le tramway et l’écoquartier Ginko.

La seconde équipe, Villes et projets, associe Nexity (à 40%), Altarea Cogedim (3e foncière commerciale en France) et Pitch promotion, spécialisé dans les bureaux, résidentiel, activités, commerces et bien implanté dans les métropoles régionales. La maîtrise d’œuvre de l’équipe est composée des architectes urbanistes zurichois Güller Güller Architecture Urbanism (GGAU) qui ont travaillé notamment sur l’EPA Plaine de France et à l’atelier international du Grand Paris; les architectes Hondelatte-Laporte, qui ont notamment signé dans la région qu’ils connaissent bien -Raphaëlle Hondelatte est bordelaise, la crèche du Grand Parc à Bordeaux, le Moulin d’Antourne à Lormont, des logements sociaux et commerces à Bègles, des logements sociaux à Bordeaux et le siège d’In cité. Enfin, les Londoniens Gross.Max. (paysagistes) qui ont récemment été chargés du réaménagement de l’ancien aéroport de Berlin Tempelhof.

Enfin, la troisième équipe, Cœur Battant, réunit Domofrance, premier bailleur social aquitain, Icade (groupe Caisse des dépôts), le promoteur aquitain Pichet et Adim (groupe Vinci), tous très présents dans l’agglomération. Ils sont associés à Bartolo & Villemard architecture urbanisme (Paris), spécialisés dans l’habitat (logements alternatifs de l’Ourcq), les bureaux (Ecole Polytechnique à Saclay), les établissements de santé, mais aussi les études urbaines: Paris XVIe, et l’aménagement de l’écojardin de Rungis. Sans doute leur réalisation sur la ZAC Clichy Batignolles, de 98 logements à double orientation, face aux emprises ferroviaires intéresse au plus haut point Euratlantique, puisque le secteur Belvédère s’étend autour d’un pont routier et d’un pont ferroviaire issus de la gare. A cette équipe s’ajoute TN Plus, paysagiste parisien, qui a signé notamment le parc zoologique de Saint-Pétersbourg et dans la région, des espaces publics à Gradignan, à Toulouse le Mirail et la Reynerie, et sur la ZAC Andromède, écoquartier réalisé autour de l’extension du tramway en face d’Airbus.

Si aucune équipe, pour l’instant, ne pourra présenter de projets ou dessins précis, tous bénéficient de nombreux atouts pour emporter ce qui sera à terme, le plus gros marché d’aménagement et d’urbanisme de France, hors Paris.

 

Présentation de l’équipe lauréate au Mipim 2016

 

En tant qu’aménageur, l’EPA Bordeaux Euratlantique réalisera, sous sa maîtrise d’ouvrage, les espaces publics du Belvédère dans le cadre des travaux de la future ZAC Garonne Eiffel. Celle-ci est coordonnée par TVK, qui participait également à la présentation publique. Car le Belvédère (93 hectares dont 3,9 à bâtir), est concrètement la première phase de la future ZAC Garonne Eiffel (128 hectares) sur la rive droite de la Garonne, secteur d’autant plus sensible qu’il fait face à la ville de pierre inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Il se développe sur une surface de 9,3 ha dont 3,9 ha à bâtir, objets de la consultation. L’importance des jardins et espaces verts sera primordiale.

Comme l’explique Elise Lusseaud, directrice du projet rive droite: «Rien n’est encore décidé. Le projet intègre des points imposés: 140 000 m2 d’un seul tenant, avec un minimum de 50 000 m2 pour étendre le centre d’affaire de la gare sur la rive droite. Les typologie et répartition des logements sont les mêmes que sur tout le secteur, commerces et activités au rez-de-chaussée, 35% de logements sociaux, 45% de logements libres et 20% d’accession intermédiaire. Beaucoup de logements bénéficieront des balcons végétalisés et vue sur des parcs. Car nous attachons une grande importance à l’aspect qualitatif, le respect de la RT 2012 et surtout nous attendons des logements de qualité, avec des espaces extérieurs généreux, des bureaux adaptés aux nouveaux modes de travail, y compris sur des immeubles assez haut. Le but est de faire du Belvédère, situé autour d’une voie rapide et d’un pont ferroviaire, un quartier agréable à vivre, pas un centre d’affaires impersonnel. Il bénéficie d’un espace public exceptionnel avec vue sur la rive gauche, et sur sa rive on trouvera le parc Eiffel de 10 hectares et en berge de Garonne, le parc aux angéliques, qui s’étendra à terme entre pont Saint-Jean et pont Chaban. Le Belvédère sera donc entouré d’espaces verts, nous allons également reconfigurer le boulevard Joliot Curie, pour apaiser la circulation».

Le dossier est donc bien en main, et laisse quartier libre aux équipes du Belvédère: « nous sommes entrés dans la troisième phase de conception et d’échange avec les trois équipes. Nous ne leur imposons aucun rendu, et nous avançons la programmation, la forme urbaine avec eux. Fin novembre, ils présenteront une offre définitive, et nous choisirons le lauréat, qui sera présenté au prochain Mipim, en mars 2016» conclut la directrice de projet.

 

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