Paysage

Bonnes graines de littérature jardinière

Mots clés : Apprentissage - Apprentissages - ERP sans hébergement - Information - communication - événementiel

Doyen des centres de formation d’apprentis (CFA) français, la Bonne Graine, qui fête ses 150 ans cette année, a accueilli la cérémonie de la remise des prix Saint-Fiacre, le 28 septembre à Paris. Entre les ateliers de dorure, d’ébénisterie ou d’encadrement, l’événement phare de la rentrée littéraire des jardiniers, organisé par l’Association des journalistes des jardins et de l’horticulture, a démontré la convergence des métiers qui marient l’art et la technique.

« Dialogues de fleurs », titulaire du prix Saint-Fiacre 2016, métaphorise le rôle apaisant des jardins dans un monde en guerre. Œuvre de l’illustratrice française Anne Sorin et de l’économiste marocain Mohammed El Faïz, le livre sort de l’oubli des fables médiévales arabo-musulmanes ou nabatéennes, qui mettent en scène des conflits entre végétaux. Rien de prémédité dans ce franchissement de barrières culturelles, disciplinaires, chronologiques et biologiques : « Nous avons lancé ce projet après un premier contact avec Mohammed El Faïz, pour un ouvrage collectif plus académique sur les jardins du monde, qui n’a pas pu se réaliser », nous confiait Nolwenn Allain-Benmeziane, directrice des éditions du Petit Génie, à l’issue de la cérémonie.

 

Convergence des arts

 

L’accueil de l’événement par la Bonne graine ne s’explique pas d’avantage par un message prémédité des ébénistes aux jardiniers : le CFA de l’ameublement doit son nom à sa première adresse, le « passage de la Bonne Graine », qui donne sur le Faubourg Saint-Antoine. Mais l’esprit du lieu, insufflé à travers la visite guidée par son directeur Jérôme Théveny, ancien élève, a d’emblée parlé aux journalistes des jardins : à l’aide d’une palette en poils de martre, la pose de la feuille d’or, épaisse de deux microns, sur une surface mélangeant l’argile à la colle de peau de lapins, leur a rappelé d’autres gestes méticuleux qui président à leur art. L’humilité, face aux aléas d’une matière vivante, se retrouve dans la posture de l’encadreur, qui conjugue les techniques du lavis et du gainage pour mieux s’effacer derrière le sujet qu’il met en valeur.

Après ces préliminaires et à l’issue de la proclamation du palmarès, un boulevard s’ouvrait à la Bonne graine, représentée par son conseiller historique Pascal Payen-Apenzeller, pour ouvrir d’autres passerelles… Architecte urbaniste, mais aussi théologien protestant et fondateur du Geste d’or qui met en valeur les savoir-faire associés au patrimoine, il a lancé cet appel : « Plantez votre maison ! Bâtissez votre arbre ! ».

Focus

Un prix et trois coups de coeur

–         Prix Saint-Fiacre 2016 : « Dialogues de fleurs », par Mohammed El Faïz et Anne Sorin. Ed. Petit Génie ; 128 p., 16 euros

–         Coup de cœur « Histoire et culture » : « L’herbier Vilmorin », par Christine Laurent. Ed. Belin ; 192 p., 29,90 euros.

–         Coup de cœur « Savoir-faire » : « Le saule, la plante aux mille pouvoirs », par Dominique Brochet. Ed. de Terran ; 256 p., 22 euros.

–         Coup de cœur « Illustrations ou dessins » : Un grand jardin,  par Gilles Clément et Vincent Gravé. Ed. Cambourakis ; 32 p., 24 euros.

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