Logement

Bonne année 2011 pour le logement neuf

L’année 2011 aura été positive pour le logement neuf en France, avec une progression d’environ 20% des mises en chantier par rapport à l’an dernier. Mais les inquiétudes sont grandes pour 2012 et surtout 2013 à cause des coupes budgétaires.

Dans le secteur du logement neuf, l’année 2011 fait l’effet d’un bol d’air. Au cours des douze derniers mois (décembre 2010 à novembre 2011), le nombre de mises en chantier, avec 364.732 logements commencés, est en augmentation de 20,6% par rapport aux douze mois précédents, selon les chiffres publiés le 27 décembre par le ministère du Logement.

Le nombre de permis de construire a progressé de 16,6% à 455.500 unités sur la même période. Il a atteint 125.591 unités entre septembre et novembre. Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, s’était félicité, la veille, sur « France 2 », de cette « excellente année, en forte progression par rapport à l’année dernière ». La « barre » des 400.000 logements pour 2011 qu’il avait évoquée inclut 41.128 « constructions sur bâtiments existant » (+16,5% sur 12 mois) qui ne sont pas des habitations neuves mais des extensions de logements existants. Ce bon cru peut s’expliquer par la mise sur le marché des logements « Scellier » qui avaient représenté, en 2010, les deux tiers des 115.000 logements vendus par les promoteurs.

 

Chute des mises en chantier en 2012

Mais, rigueur budgétaire oblige, ce taux de réduction d’impôt pour les propriétaires achetant pour louer va être beaucoup moins intéressant, tombant à 13% en 2012 (contre 22% en 2011) avant de complètement disparaître en 2013. Parmi les mesures du gouvernement figurent, en plus de la disparition progressive du « Scellier », « la fiscalisation des plus-values immobilières, la forte réduction du volume de crédit pour le prêt à taux zéro (PTZ+) et la hausse de la TVA sur les travaux et sur l’accession sociale à la propriété de 5,5% à 7% ». Pour les professionnels des secteurs du logement et de la construction, le bilan risque même « de s’aggraver encore beaucoup plus fin 2012-début 2013 au fur et à mesure que les programmes de logements collectifs lancés en 2010 et 2011 seront livrés. » Alors cette progression devrait sérieusement marquer le pas dès l’année prochaine. « Le nombre de mises en chantier devrait chuter à 335.000 en 2012 et 320.000 en 2013, assure ainsi Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris-Ouest et spécialiste du secteur. Cela n’aura pas l’ampleur de la contraction de la crise de 2008 mais cela sera une sévère rechute. » Une rechute qui va avoir de lourdes conséquences sur l’emploi du secteur. La Fédération française du bâtiment prévoit ainsi la suppression de 35.000 emplois en 2012, dont les deux tiers en intérim. 

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