Culture

Bjarke Ingels creuse des briques à la Serpentine Gallery

Mots clés : Architecte

Pour créer le 16e pavillon d’été de l’institution culturelle londonienne, l’architecte danois, fondateur de l’agence BIG, manie habilement les contradictions : sa structure promet d’être spectaculaire, légère, ouverte, fermée, opaque, transparente, courbe et droite. A vérifier, sur site, à partir du 10 juin prochain.

Petit, Bjarke Ingels jouait aux Lego. On n’invente rien, c’est lui qui le dit. Mais il faut croire que tout natif du Danemark n’en a jamais réellement fini avec la petite brique, aussi célèbre pour les sujets du royaume que la sirène qui n’est pas bien grande non plus. Toute star internationale de l’architecture qu’il est devenu, Bjarke Ingels continue donc à jouer. D’ailleurs, n’a-t-il pas imaginé la maison officielle du Lego, qui doit ouvrir dans la ville même où le mini-matériau de construction est né ? Et à regarder les perspectives du pavillon d’été qu’il réalisera en cet été 2016 à Londres, sur les pelouses de la Serpentine Gallery, on est tenté de croire que son imagination a bel et bien été frappée par la brique mythique…

Seizième architecte à être désigné pour tenter l’exercice assez prestigieux de réaliser une architecture qui, pour être temporaire, doit être néanmoins épatante, l’architecte qui a fondé l’agence BIG, ne s’est cependant pas contenté d’empiler du parpaing, si plastique soit-il. Dans les jardins de Kensington, le jeu de construction sera bâti en briques… creuses. En effet, la structure sera constituée de modules en fibre de verre qui permettront de monter des parois ajourées. Le projet a d’ailleurs pour nom de code « ouvrir les murs » et avec son sens toujours aigu de la formule, Bjarke Ingels annonce que ce sera là, le domaine de la contradiction. La structure sera à la fois « une forme libre et néanmoins rigoureuse ; modulaire tout en étant sculpturale ; à la fois transparente et opaque ; solide et fluide ».  En vérité, plutôt que de « fluidité », Bjarke Ingels emploie le mot « blob », un terme qui ne se traduit pas vraiment mais que tous les architectes comprennent depuis longtemps…

Bref, après le tunnel coloré digne d’un palais de licorne, conçu l’an dernier par les Espagnols de SelgasCano, le prochain pavillon d’été de la Serpentine s’annonce comme une silhouette aérienne, changeante et presque fugace… Cela dit, il faudra juger sur pièces. Ce qui sera possible du 10 juin au 9 octobre. On pourra alors en profiter pour découvrir la nouveauté du programme architectural de la Serpentine Gallery. Hormis le pavillon qui fait désormais figure de tradition, l’institution a demandé à quatre autres architectes de concevoir de petites maisons. Quatre petites folies de 25 m², censées s’inspirer d’une maison du XVIIIe siècle, le temple de la reine Caroline.

 

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