Paysage

Biodiversité végétale : l’institut Vavilov essaime en France

Mots clés : Démarche environnementale - Matériel - Equipement de chantier

Pour contribuer au combat pour la biodiversité domestique à l’échelle mondiale, la métropole du Grand Lyon accueillera un centre scientifique Nicolaï Vavilov. Les héritiers intellectuels français du grand botaniste russe du début du XXe siècle ont dévoilé leur stratégie le 23 mars à AgroParisTech, à l’occasion de leur première conférence publique.

Le grenier du monde essaimera en France à partir de la métropole lyonnaise. Cette perspective découle d’un partenariat noué à partir de 2014 par quatre acteurs de la botanique, de l’agriculture biologique et des travaux paysagers : l’entreprise Tarvel, la Fondation De Natura qui l’associe avec trois autres PME actives dans l’aménagement extérieur, le bureau d’études Perrma’cité et le centre de ressources en botanique appliquée (CRBA) du Grand Lyon.

 

Grenier du monde

 

Tous partagent la connaissance du trésor l’Institut Nicolaï Vavilov à Saint-Pétersbourg et des 11 stations associées, du nord au sud de la Russie : les semences de 324 000 variétés d’arbres fruitiers, légumes et céréales, dont 80% n’existent nulle part ailleurs. La conscience de la fragilité de ce patrimoine aiguise leur détermination : au début de la décennie, l’institut n’a échappé à l’expropriation qu’à la suite d’un courrier adressé au président Poutine par Emmanuel Mony, directeur général de Tarvel (groupe Segex), en sa qualité de président de la confédération européenne des entreprises de travaux paysagers.

« La solution aux problèmes de nourriture du monde se trouve dans cette banque de semences qui contient des variétés naturellement résistantes aux parasites et aux ravageurs, sans recourir aux OGM. Nous avons le devoir de convaincre de l’urgence de sauver ce patrimoine », insiste Emmanuel Mony, dans le film projeté le 23 mars à Paris par les quatre partenaires du projet d’essaimage, suite à leur expédition d’août dernier dans la station de Kuban, au nord du Caucase. Culture et science se mélangent, dans ce combat : « Vavilov vaut autant que cinq à six cathédrales, et je peux assumer ce propos comme historien de l’art », proclame Stéphane Crozat, directeur du CRBA. Entrepreneur de travaux paysagers et administrateur de la fondation, Rémi Empisse insiste sur la qualité humaine des rencontres qui aboutissent au projet en cours.

 

15 jardins dans l’Hexagone

 

Derrière la vitrine scientifique lyonnaise qui dupliquera un savoir-faire associant la conservation de graines, leur plantation régulière et la création de nouvelles variétés hybrides pour en améliorer les qualités nutritives, De Natura annonce la création d’un réseau de 15 jardins Vavilov dans l’hexagone, et des sites déjà identifiés dans le Nord, les Vosges, l’Ile-de-France, la Camargue, et la ville de Lyon. Chacun comprendra des plantations issues des collections russes, des plantes sauvages et des graines produites par l’agriculture vernaculaire locale… La plantation du premier de ces jardins commencera en avril sur le site du nouveau siège mondial de Seb, à Lyon.

 

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