Entreprises de BTP

Avec sa lettre au Président, Olivier Loiseau devient le symbole des petits patrons en difficulté

Mots clés : Gouvernement

La publication, dans le Moniteur daté du 15 mai, de sa lettre ouverte à François Hollande a placé Olivier Loiseau sous le feu des projecteurs. Relayé sur de nombreux médias, l’appel de l’entrepreneur vendéen trouve un large écho.

Lorsqu’il a entrepris de rédiger les premières lignes de sa lettre ouverte, Olivier Loiseau ne se doutait probablement pas de l’effet qu’allait provoquer son message. A 54 ans, ce menuisier-charpentier est devenu en quelques jours le porte-étendard d’un artisanat en souffrance.

« Cette lettre a été remarquée » reconnait Le Monde dans un article consacré à la crise que traverse le secteur de la construction, dans un milieu qui « n’a pas l’habitude de brailler » selon les mots d’Olivier Loiseau, « petit patron qui se paye 2 500 euros nets par mois, sans garantie d’emploi ni droit au chômage ».

Mais, grâce au retentissement de sa lettre, Olivier Loiseau n’est plus seulement une plume. Il est devenu un visage. C’est ce qu’ont pu découvrir les téléspectateurs du JT de 13 heures de France 2, ce 19 mai.

 

 

« Olivier Loiseau reçoit des appels de toute la France » indique le reportage de France 2, preuve que de nombreux autres artisans se retrouvent dans les mots qu’il a choisis pour parler de son malaise. Cette renommée provient de ses prises de paroles médiatiques, du Moniteur à Radio France. Car son cri du cœur est en effet diffusé sur France Bleu Loire Océan, France Info ou encore France Inter : « Nous avons besoin de simplification : simplification administrative, simplification juridique ». Pour la radio publique, il revient aussi sur les difficultés que représente la décision de licencier des salariés qui n’ont pas démérité : « C’est compliqué, aussi bien physiquement qu’intellectuellement et affectivement, quand vous licenciez des gens qui ont 15 ou 18 ans de boîte. »

 

 

Le message d’Olivier Loiseau se répète, de micro en micro. « On se bat contre des choses administratives, juridiques… Autant d’épées de Damoclès au quotidien qu’on ne maîtrise pas », renchérit-il sur RMC. Heureusement, l’espoir est toujours là : « On est fatigué de se battre mais ça ne veut pas dire que l’on va laisser tomber. On tient à notre esprit, à notre entreprise et on a des clients qui nous font confiance et qui veulent travailler avec nous pour ces raisons-là ».

Dans les journaux, sur les ondes, à la télé… Olivier Loiseau se retrouve soumis à une exposition médiatique inattendue. Preuve que sa lettre sonne juste dans un secteur lourdement touché par la crise.

Seul François Hollande, à qui la missive était pourtant destinée, n’a pas encore réagi. Il n’est pas trop tard.

 

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