Industrie/Négoce

Avec la vente de Verallia, Saint-Gobain acte son recentrage sur l’habitat

Mots clés : Industriels du BTP

Le 8 juin, Saint-Gobain a annoncé être entré en négociations exclusives avec le fonds Apollo en vue de la vente, pour près de 3 milliards d’euros, de son pôle de conditionnement de verre Verallia. Cette cession est l’une des dernières étapes du recentrage des activités du groupe dans l’habitat.

C’est le souhait de Pierre-André de Chalendar, le PDG de Saint-Gobain, depuis son arrivée à la tête de l’industriel français en 2007 : opérer un recentrage stratégique des activités du groupe sur les métiers de l’habitat et la fabrication de matériaux de construction à haute valeur ajoutée.

Ce 8 juin, le groupe fait un (grand) pas de plus vers cet objectif en ayant trouvé un repreneur pour sa filiale Verallia, un des leaders mondiaux de la production de bouteilles et de pots en verre. Il a annoncé être entré en négociations exclusives avec le fonds d’investissement américain Apollo, pour un montant de 2,945 milliards d’euros. Une « offre ferme et irrévocable », décrit un communiqué du groupe, qui indique également qu’Apollo négocie parallèlement avec Bpifrance pour une prise de participation minoritaire du fonds d’investissement public français dans Verallia.

 

Développement et désendettement

 

Le projet de cession de Verallia, confirmé en décembre dernier, a mis un terme à plusieurs années d’atermoiements de la part de Saint-Gobain. D’abord tenté par l’introduction de sa filiale en Bourse, le groupe avait finalement reculé. Il a ensuite décidé d’attendre un meilleur climat économique pour lui trouver un repreneur. En 2014, la cession de la filiale nord-américaine de Verallia avait constitué un premier acte crucial pour la vente complète du pôle. Car si l’enjeu est stratégique avec le recentrage des activités sur l’habitat, il est également financier, Saint-Gobain souhaitant profiter de cette « manne » de près de 3 milliards d’euros pour accélérer son désendettement, et, en sus, poursuivre son développement.

Le groupe, qui fête en 2015 ses 350 ans d’existence, mise notamment beaucoup sur la prise de contrôle du chimiste suisse du bâtiment Sika, prévue pour la fin de l’année ou l’an prochain malgré l’opposition d’une partie du conseil d’administration et du management helvètes.

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