Transport et infrastructures

Autoroutes : ACS envisage une contre-OPA sur Abertis déjà ciblée par Atlantia

Mots clés : Réseau routier

Selon le quotidien économique espagnol, Expansion, le groupe de Florentino Perez envisage de lancer une contre-OPA via sa filiale allemande Hochtief, qu’il contrôle à 72%.

Le groupe espagnol de concessions autoroutières Abertis, propriétaire notamment des autoroutes françaises Sanef, semble aiguiser tous les appétits: dès la mi-mai, il était visé par l’Italien Atlantia, une union qui, si elle aboutissait, donnerait naissance au leader mondial de la gestion d’autoroutes, avec plus de 14.000 km. Mais ce vendredi 21 juillet, c’est son compatriote ACS qui a informé l’autorité espagnole des marchés financiers (CNMV) qu’il envisageait de lancer une contre-OPA sur ses titres.

« ACS confirme qu’il étudie une possible contre-OPA sur la société Abertis », a déclaré ACS dans un communiqué publié après la diffusion par le quotidien économique Expansion d’informations en ce sens. Selon l’Expansion, le groupe de Florentino Perez envisage de lancer une contre-OPA via sa filiale allemande Hochtief, qu’il contrôle à 72%.

D’après le quotidien espagnol, ACS, qui s’est largement diversifié à l’international depuis la crise économique qui a frappé durement le secteur de la construction en Espagne, ferait l’objet de « pressions du gouvernement espagnol » : Madrid est « depuis le début contre le fait qu’Abertis finisse entre les mains d’un groupe étranger », explique l’Expansion.

En effet, Abertis contrôle un actif stratégique pour l’Espagne, la société de satellites Hispasat, une filiale qui assure les communications du gouvernement espagnol. « N’importe quel type d’opération sur Hispasat doit recevoir le feu vert du conseil des ministres », avait expliqué à l’AFP un responsable du ministère de la Défense. « C’est un sujet très stratégique (…) Une autorisation administrative est nécessaire », a aussi prévenu le ministre de l’Economie Luis de Guindos.

Un dernier acteur s’est mêlé à la bataille pour Abertis : Aena le gestionnaire d’aéroports détenu à 51% par le gouvernement espagnol, a confirmé dans un communiqué avoir « analysé la viabilité financière et industrielle d’une éventuelle offre publique d’achat d’Abertis », comme l’avait annoncé auparavant le quotidien Expansion, poussant l’autorité espagnole des marchés financiers (CNMV) à suspendre les titres des deux sociétés.

 

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