Transport et infrastructures

Autoroute : la fusion Atlantia – Abertis est dans les tuyaux

Mots clés : Entreprise du BTP - Réseau routier

Un mois après avoir proposé un rapprochement à Abertis, l’italien Atlantia lance ce le 15 mai une offre publique sur la totalité des actions du groupe autoroutier espagnol, gestionnaire de Sanef en France. A la clé : la création d’un géant mondial des autouroutes qui pourrait notamment concurrencer Vinci concessions.

Prenez Abertis, groupe espagnol qui se présente comme le premier gestionnaire mondial d’autoroutes (plus de 8.600 kilomètres dans 14 pays en Europe, Amérique et Asie ; 4,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016), ajoutez-lui l’italien Atlantia (près de 5,5 milliards d’euros de CA en 2016 ; 5.000 km d’autoroutes en Italie, au Brésil, au Chili, en Inde et en Pologne mais également les aéroports de Fiumicino et Ciampino à Rome, ainsi que ceux de Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez en France) et vous obtenez ? Une énorme menace pour leur concurrent direct Vinci Concessions (6,3 milliards d’euros de CA en 2016).

Abertis avait reçu une offre de rapprochement de la part de l’italien, mi-avril. Au cours d’une réunion, leurs dirigeants avaient évoqué « la possibilité de structurer l’opération comme une offre publique d’achat d’actions sur Abertis (…) sans parvenir à une proposition concrète » pour l’instant, avait expliqué Abertis dans un communiqué. A ce moment-là, « les valorisations possibles de Abertis et/ou Atlantia (n’avaient) pas été fixées, ni les prix d’une éventuelle opération, ni aucune autre condition », précisait le communiqué. Abertis indiquait que son conseil d’administration ne s’était pas réuni pour débattre du projet, et soulignait ne pas savoir « si une éventuelle opération se concrétisera(it) ».

Ce 15 mai, le projet avance. Cette fois, c’est le groupe italien Atlantia qui s’exprime : une offre publique sur la totalité des actions de son homologue espagnol est bel et bien lancée.

Les deux groupes avaient déjà failli fusionner en 2006, mais l’opération avait échoué à cause de l’opposition du gouvernement italien.

 

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