Entreprises de BTP

« Augmenter les tarifs de l’eau dégagerait des capacités d’investissement colossales », Alain Grizaud, président des canalisateurs de France

Mots clés : Coûts et prix - Maîtrise d'ouvrage - Travaux publics

Un modèle français de l’eau qui se tarit, des maîtres d’ouvrage prudents à l’excès, des canalisations qui vieillissent de manière inquiétante… A la veille de l’assemblée générale des Canalisateurs de France, qui se tiendra à Paris le 16 juin, leur président Alain Grizaud dresse un bilan pas toujours rose du secteur de l’eau.

Comment les canalisateurs traversent-ils 2015 ?

Alain Grizaud: Nous sommes au même régime sec  que toutes les spécialités des travaux publics.  Au 1er trimestre, l’activité a encore reculé, même si les carnets de commande semblent s’être stabilisés à un niveau bas (3 mois en moyenne). En attendant, de très nombreuses entreprises appliquent le chômage partiel, et les prix sont toujours beaucoup trop bas.

 

Pourtant le renouvellement des réseaux dispose de ressources dédiées. Vous ne devriez donc pas faire les frais de la crise de financement des collectivités ?

A.G: En effet, la France a la particularité de promouvoir un modèle où l’eau paie l’eau. Les renouvellements des réseaux d’eau et d’assainissement figurent sur des budgets dédiés au sein des collectivités, alimentés par la facture payée  par les usagers. Nous ne devrions donc pas être impactés par la baisse de dotations de l’Etat. Mais en réalité elles nous impactent indirectement. Dans cette période d’incertitude, les maîtres d’ouvrage sont frileux, et beaucoup préfèrent garder les fonds en caisse, au cas où. Certaines...

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