Performance énergétique

Augmenter l’offre de logements en imprimant des quartiers sur l’eau

Mots clés : Architecte - Bâtiment d’habitation individuel - Béton - Informatique - Marché de l'immobilier

Une architecte suédoise ambitionne d’installer des immeubles sur l’eau en recourant à une imprimante 3D utilisant une encre composée à partir de béton recyclé.

Rahel Belatchew Lerdell, qui vient de recevoir du magazine d’architecture britannique « Architectural Review » le Mipim Future Projects Awards, catégorie développement durable, pour son projet Insect city, un bâtiment en forme de donut présenté comme une solution pour faire de Stockholm une ville auto-suffisante en protéines, travaille sur son nouveau projet « Swimcity ». Avec ses équipes, elle a cette fois imaginé, pour accroître rapidement l’offre de logements pour étudiants ou jeunes entrants sur le marché du travail dans la capitale suédoise, d’imprimer un quartier sur l’eau.

Stockholm  est, après Oslo, la capitale européenne où la population croît le plus vite. Située au bord de la mer Baltique et à l’embouchure du lac Mälar, la capitale suédoise offre une superficie d’eau gigantesque que l’architecte Rahel Belatchew Lerdell perçoit  comme une vaste surface constructible disponible.

 

Sur l’eau, tout devient possible

 

Pour l’architecte stockholmoise, construire sur l’eau offre au maître d’œuvre et au maître d’ouvrage liberté et souplesse. L’espace dégagé permet de construire un quartier dont les ramifications s’étendent au fil du temps en fonction de la demande. 


 

L’architecte souligne également les avantages pour les futurs résidents. Vivre entouré d’eau garantit, selon elle, une meilleure qualité de vie. Les images du projet montrent des jeunes gens se baignant en été – à Stockholm la qualité de l’eau permet la baignade –  et chaussant leurs patins à glace une fois l’eau gelée.

L’agence estime qu’il est possible d’assurer les besoins énergétiques du quartier grâce à la mer. Si l’agence ne s’attarde pas à ce stade sur les dispositifs de production qu’elle pourrait mettre en œuvre à Swimcity, le projet devrait profiter de l’émergence de nouvelles solutions de transformation des ondulations de l’eau en électricité. En tant que source d’inspiration, il serait possible de conseiller à l’architecte suédoise d’aller visiter Venise où les ingénieurs italiens de la start-up Giant Energie Rinnovabili testent actuellement leur système baptisé ShoWED capable de produire de l’électricité à partir de vaguelettes de seulement 5cm.

 

 

Projet soutenu par l’agence gouvernementale suédoise en charge de la construction et de l’urbanisme, Swimcity est en passe de passer du statut de concept à celui de projet immobilier. Interrogée par LeMoniteur.fr, la fondatrice de l’agence Rahel Belatchew Lerdell indique qu’elle discute actuellement avec plusieurs promoteurs afin de trouver l’emplacement.

L’agence ambitionne de réaliser le projet à partir d’une imprimante 3D utilisant une encre composée principalement de béton récupéré sur des chantiers  de démolition. Si cette technologie séduit l’architecte suédoise, c’est qu’en plus de permettre la réutilisation de déchets, elle réduit délai et main d’œuvre et permet ainsi de livrer des logements à moindre coût. « Nous collaborons actuellement avec des constructeurs en vue de l’impression d’un premier prototype », note l’architecte qui compte bien imprimer des quartiers sur l’eau.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X