Aménagement

Audit gouvernemental sur les transports : Adrien Zeller pointe le risque d’une « impasse »

Le président de la Région Alsace Adrien Zeller (UDF) a mis en garde contre le risque d’aboutir « à une impasse et à des erreurs graves » si l’audit que doit lancer le gouvernement sur les transports ne prenait en compte que le coût budgétaire direct des projets.
« Ce travail aboutirait forcément à une impasse ou à des erreurs graves si l’on devait en rester à une approche traditionnelle, à savoir la prise en compte par l’Etat exclusivement du coût budgétaire direct de ces projets et non pas leur impact global sur l’économie », écrit dans un communiqué M. Zeller, également président de l’association TGV Est Européen et vice-président de l’association TGV Rhin-Rhône. « Notre pays arrive, à l’heure actuelle, à financer péniblement un TGV à la fois, alors que l’Espagne en réalise trois simultanément », observe M. Zeller.

« La seule issue qui se présente à un gouvernement dynamique et réformiste dans une France marquée par l’insuffisance de sa croissance est, non pas de préparer des restrictions qui perpétueraient le sous-emploi, mais au contraire la mise en place d’une politique pertinente et audacieuse », estime-t-il.
Cette politique doit s’appuyer, « comme le font les autres pays, sur un système de financement spécifique et dans la durée, conjuguant à la fois la solidarité régionale, nationale et européenne autour d’un grand nombre de projets », indique le président en préconisant des emprunts longs de 4,5 ou 5% (au lieu de 8%) et d’amortir les infrastructures sur au moins 30 ou 35 ans, au lieu de 20 ans.

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