Collectivités territoriales

Au Salon des maires, les élus réclament un nouveau pacte pour les territoires

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gouvernement

Les territoires ruraux veulent s’organiser face à la montée en puissance des métropoles et réclament au gouvernement la mise en place d’un plan stratégique en quatre actes.

La lutte contre la fracture territoriale passera par « un nouveau pacte pour les territoires ruraux et urbains », a lancé Pierre Jarlier, maire de Saint-Flour (15) dans le cadre du Congrès des maires qui se déroule Porte de Versailles à Paris. Constatant que les échanges entre les métropoles et les territoires ruraux s’intensifient « et seront à l’avenir plus importants », le vice-président de l’Association des maires de France (AMF) réclame une « organisation territoriale adaptée » à cette situation. « On ne peut pas parler aux métropoles en ordre dispersé, il faut faire émerger dans chaque intercommunalité une commune forte pour échanger avec la métropole », estime-t-il.

Deuxième point à développer : l’ingénierie territoriale. « Nous attendons fortement la mise en place de l’agence nationale des territoires », a-t-il lancé à Jacques Mézard, présent lors du débat. « Le projet n’est pas encore abouti, nous sommes en train d’y travailler, a tenu à rassurer le ministre. Cela prend du temps, car nous ne voulons pas créer une usine à gaz qui ne fabriquerait pas de gaz. » Cette agence pourrait utiliser les services de la Caisse des Dépôts, de La Poste « pour mettre justement à disposition des communes de l’ingénierie », a précisé le ministre de la Cohésion des territoires, ajoutant vouloir aussi faire appel « aux services interministériels ».

 

Guichet unique

 

Dans sa liste de réclamations, Pierre Jarlier a également demandé la création d’un guichet unique destiné aux collectivités territoriales qui montent des projets de développement. « Les élus sont fatigués de remplir de multiples dossiers, il faut revoir le logiciel des relations entre l’Etat et les collectivités locales. » D’ailleurs, le maire de Saint-Flour estime que « l’Etat doit revenir dans les territoires et pourquoi pas, travailler au développement de profil de préfet développeur [de projets, NDLR] ».

Déplorant « la concentration des richesse dans les métropoles » alors que la baisse des dotations touche toutes les communes, Pierre Jarlier a jugé qu’il fallait mieux « répartir les richesses ». Une réclamation qui a fait bondir le maire de Brest, François Cuillandre pour qui « il n’y a pas d’un côté les grandes villes riches et de l’autre les petites communes pauvres. » Si la taxe d’habitation est bien supprimée en 2018, comme le prévoit le projet de loi de finances, « 85% des Brestois seront exonérés de taxe d’habitation, poursuit l’édile. Et les HLM sont concentrés principalement sur le territoire de la ville. Les métropoles financent des projets (aéroport, extension du port de commerce, etc.) qui dépassent l’utilisation de leurs propres habitants alors que les EPCI autour de Brest ne mettent pas un centime. Et la baisse des dotations, on la subit aussi. » Au Congrès des maires, les élus ne parlent pas d’une même voix… assez pour rendre leurs réclamations inaudibles ?

 

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