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Au Royaume-Uni, 200 petites reines dans un cylindre

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Vélo

Le concept japonais de garage à vélo automatisé Ecocycle débarque au Royaume-Uni. La bicyclette y est rangée par un automate dans des racks répartis dans un cylindre permettant un gain notable de place dans l’espace urbain voire d’être intégré à un bâtiment de bureau.

Au salon EcoBuild 2016 qui se tenait à Londres du 8 au 10 mars 2016, le stand de Mister Nick Night était de taille modeste. Mais sur un écran, de belles dimensions lui, on pouvait voir un automate agripper la roue avant d’un vélo et le happer pour le stocker dans ses entrailles aux côtés de quelques dizaines d’autres.

ECO CYCLE – AUTOMATED CYCLE STORAGE-HD from Eco Cycle Video Channel on Vimeo.

« Ce concept de stockage automatisé des vélos a été développé au Japon il y a une quinzaine d’années, explique Nick Night, directeur commercial d’Ecocycle. La motivation majeure du recours à cette solution y était de ne plus voir les vélos dans l’espace public. » Motivation toute japonaise, remplacée au pays de Sa Majesté par celui de la sécurité. Casque, éclairage amovible, sacoches, le tout peut rester sur le vélo lors de son stockage. Pas de risque de se les faires subtiliser. L’utilisateur, est équipé d’une carte d’identification et son vélo d’une puce. Au moment de récupérer son bien, il lui faudra attendre 13 secondes en moyenne pour le voir ressortir de l’antre et pouvoir l’enfourcher.

 

 

La mise en œuvre de ce cylindre de 8,15 m de diamètre et de 11,6 m de hauteur pour sa version la plus grande, capable d’engloutir 204 vélos, peut se faire en hauteur comme en profondeur. Dans le cas d’une construction en sous-sol, Nick Knight évoque un ratio entre l’emprise urbaine du système (8 m2) et le nombre de vélo stockés de 25,5 vélos/m2. Ratio qui chute lorsque c’est la tour qui est choisie : 4 vélos/m2. Mais qui reste bien supérieur aux classiques solutions tubulaires (0,94 vélo/ m2) ou Vélib (0,67 vélos/m2). Cette faible emprise peut se révéler un argument fort intéressant dans grandes villes. Reste qu’il faut pouvoir creuser à plus de 11m dans le sous-sol. Pas sûr que cela puisse s’appliquer au gruyère parisien.

 

 

Mais ce n’est pas la seule perspective de cette solution. « Le recours au vélo peut aussi être une piste pour les constructeurs de bâtiment à label écologique, offrant à leurs utilisateurs de venir à vélo sans que son usage soit limité par le nombre de places disponibles à leur arrivée au travail », souligne Nick Knight. Tout utilisateur d’un Vélib qui aura perdu une demi-heure à chercher une place, alors qu’une réunion vient de commencer sans lui, comprendra l’intérêt de la solution. Ecocycle estime que l’intégration d’une solution de parking pour bicyclette coûte à un aménageur 3 700 à 12 000 €/place et situe le coût de sa solution dans la partie basse de cette fourchette.

Un partenariat avec un ascensoriste londonien, Apex Lifts, permet à Ecocycle, non seulement, de garantir entretien et maintenance du système mais aussi d’offrir une solution clé en main comprenant gros œuvre, installation technique et exploitation.

Et quand on évoque l’intérêt du concept pour la sécurité des vélos électriques dont les batteries sont si coûteuses, Nick Knight raconte que « la prochaine étape du développement technique consisterait à pouvoir les recharger de façon automatique en utilisant un système sans contact. » On ne saura pas si les Japonais y ont déjà pensé.

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