Projets

Au Québec, « Le Colibri » prend son envol

Mots clés : Innovations - Rénovation d'ouvrage

Les industriels et entreprises rhônalpines du Pôle innovations constructives exportent leur savoir-faire au Québec dans le cadre de la reconstruction de la ville de Lac Mégantic.

Deux ans après la catastrophe ferroviaire du Lac Mégantic au Québec qui a détruit le centre-ville de 6 000 habitants, l’heure de la reconstruction est venue. A la faveur des relations existantes entre la ville canadienne et le Pôle innovation constructives (PIC*) basé en Isère, les adhérents de ce dernier ont décidé d’apporter leur aide en reconstruisant l’ancienne capitainerie et bar à chansons sur la marina.

Baptisé « Le Colibri », en référence à la légende portéé par le mouvement initié par Pierre Rabhi, ce bâtiment à énergie positive sera le premier du genre au Québec. Véritable vitrine du savoir-faire rhônalpin en matière de construction durable, «ce bâtiment, qui sera triplement certifié Leed, Bream et HQE, accueillera en rez-de-chaussée sur 220 m² un espace culinaire ainsi que la capitainerie et, à l’étage, sur la même surface un espace de co-working connecté», précise Thierry Roche, architecte et vice-président du PIC.

Le projet, présenté au conseil municipal en avril dernier, est entré dans une nouvelle phase avec le montage financier et juridique. Les partenaires français et québécois ont choisi de faire porter le projet par un organisme sans but lucratif (OSBL) de droit canadien qui recevra les fonds collectés en France via une structure de levée de fonds adossée à une fondation. Un autre OSBL sera chargé de la gestion.

La Ville, qui a mis à disposition le foncier dans le cadre d’un bail emphytéotique, accordera une subvention de 300 000 dollars canadiens (CAD) pour la construction du bâtiment. Le projet devrait également recevoir le soutien financier de l’AQME – équivalent local de l’Ademe – et d’investisseurs hexagonaux. De nombreux industriels français, membres du PIC, apporteront leur soutien financier et/ou matériel au projet. Ainsi, la société Neolife, fournira le bois pour la façade et les sols, Schneider Electric la fourniture électrique, Serge Ferrari les toiles tendues, etc. «Une quinzaine d’entreprises du PIC vont ainsi développer leur savoir-faire au Québec», souligne Thierry Roche. Le coût du bâtiment est estimé à 3,4 millions de CAD.

La première pierre du bâtiment devrait être posée au printemps 2016. D’ici là, les phases de montage technique et financier vont se poursuivre avec, notamment, la mise en place de supports de communication dédiés comme le site dédié et la page Facebook. Le site devrait prochainement permettre de faire des dons via une plateforme crowdfunding.

 

(*) Le pôle innovations constructives regroupe des industriels, des entreprises, des architectes, des bureaux d’études, des établissements d’enseignement supérieur, des organismes… autour du bâtiment et de la ville durable.

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