Aménagement

Au Mipim, Londres voit les choses en grand

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

Cette année encore à Cannes, le pavillon de la capitale britannique remporte un franc succès au salon mondial de l’immobilier. Une tendance qui reflète le dynamisme de la ville en matière de projets urbains et d’infrastructures.

En 2015, la Croisette de Cannes a des allures de Promenade des Anglais. En plus des nombreuses villes britanniques qui disposent de leurs propres stands sur le Mipim, le pavillon de Londres prend un peu plus d’ampleur à chaque édition. « Ce stand a toujours été dynamique, mais cette année, il est beaucoup plus fréquenté. Les projets présentés, les officiels de la ville et les exposants sont aussi beaucoup plus nombreux », constate Niki Kernohan, responsable du pavillon de la capitale britannique. Plus de 50 entreprises et 150 représentants de la ville ont fait le déplacement.

L’emplacement stratégique du pavillon, à quelques mètres de la mer, et la gigantesque maquette dévoilée ce matin ne suffisent pas à expliquer son succès. « Au cours des dernières années, et celle-ci en particulier, de nombreux projets de très grande ampleur ont été lancés dans la capitale : des projets urbains, commerciaux, résidentiels, mais aussi de vastes programmes d’infrastructures de transports. Ce dynamisme attire les investisseurs, et entraîne le lancement de toujours plus de projets. C’est un cercle vertueux », analyse Niki Kernohan.

 

Des opportunités à saisir pour le BTP

 

Cette diversité de projets se retrouve dans les allées du pavillon. À grand renfort de maquettes et d’écrans tactiles capricieux, les commerciaux y vantent les mérites de ces programmes qui redessinent la ville, de son centre-ville à sa lointaine banlieue. Parmi eux figurent bien évidemment les projets emblématiques de reconversion de l’ancienne centrale électrique de Battersea en logements haut de gamme, et du parc Olympique Queen Elizabeth, construit pour les JO de 2012.

D’autres programmes, plus confidentiels, parce que moins médiatisés, attirent tout autant les visiteurs. Le projet de réhabilitation du quartier de Earls Court est certainement le plus ambitieux de tous. En plein centre de Londres, entre les quartiers huppés de Chelsea, Kensington et Fulham, ce programme urbain de 31 hectares représente un investissement de 1,2 milliard de livres (1,7 milliard d’euros) sur 15 à 20 ans. Les travaux de démolition viennent de débuter.

Plus surprenant, le projet du Royal Albert Dock suscite aussi l’intérêt des visiteurs. Mené par le promoteur chinois ABP, « ce futur centre d’affaires sera exclusivement réservé aux entreprises asiatiques qui ne disposent pas encore de sièges en Europe », explique Neil Robinson, directeur de la communication du groupe à l’international. Face au London City Airport, le quartier se développera sur une surface de 800 000 m² pour un montant d’investissement de plus d’un milliard de livres (1,4 milliard d’euros).

Entre programmes urbains, bureaux, logements et infrastructures, le marché immobilier londonien promet d’offrir au secteur du BTP de belles opportunités pour au moins les vingt prochaines années.

 

Plus d’information avec le BEM, la lettre de la construction à l’international

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