Transport et infrastructures

Au Japon, les parkings à vélos sont invisibles

Mots clés : Stationnement - Vélo

La société nippone Giken propose une infrastructure qui avale votre bicyclette, la stationne sous terre et vous la restitue en moins de 15 secondes. Une solution pour implanter des stationnements vélos là où le foncier est rare et cher.

La société nippone Giken développe depuis 50 ans des solutions compactes et silencieuses d’implantation de pieux. De cette activité est née l’idée de concevoir un parking à vélos souterrain d’un nouveau genre. Baptisée Eco cycle, l’infrastructure permet d’offrir 200 stationnements pour vélos sans consommer de foncier, une denrée rare et chère dans les villes à forte densité.

Son processus constructif a été pensé pour permettre une implantation rapide et, en reprenant les étapes en sens inverse, une déconstruction aisée. Tout d’abord, des pieux sont enfoncés le long de la circonférence d’un cercle de 8 mètres de diamètre. La terre est ensuite excavée de manière à obtenir un cylindre de 12 mètres de profondeur. A la manière d’un bouchon, une infrastructure préfabriquée en acier, qui permettra de descendre et de parquer les vélos, y est logée. Le tout est coiffé d’un sas d’entrée.

 

 


Japan’s insane underground bicycle parking lots… par katitrang

 

 

Son utilisation est également simple et rapide. Garer son vélo prend moins d’une minute. Une fois positionnée face à l’entrée, la bicyclette est identifiée par radiofréquence via une solution IC-Tag, elle est alors avalée et amenée vers une place vacante. Pour récupérer votre vélo, comptez environ 15 secondes.

 

Une solution pas encore exportée

 

Giken a mis au point l’Eco Cycle il y a déjà 15 ans. A ce jour, une quarantaine d’infrastructures ont été implantées à Tokyo et Osaka mais aucune n’a encore été installée en dehors du pays. Interrogé par Le Moniteur.fr, Tsunenobu Nozaki, en charge des activités de Giken en Europe, dit vouloir développer la conception et l’installation d’Eco Cycle sur le vieux continent via une licence.

Capable de séduire aussi bien les défenseurs de la « Vélorution » que les développeurs de programmes immobiliers, cette solution ne devrait pas tarder à s’exporter hors des frontières du Japon. Jusqu’à récemment, les municipalités ne voyaient le développement du vélo dans leur ville qu’à travers le déploiement de bandes ou de pistes cyclables. Aujourd’hui, les « plans vélos » qu’élaborent les mairies donnent autant d’importance à l’implantation de lieux de stationnements sécurisés. Il y a fort à parier, qu’il y aura bientôt des milliers de vélos sous nos pieds…

 

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