Logement

Au 3ème trimestre, les taux de crédit immobilier se stabilisent

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

Les taux de crédit immobilier continuent de se stabiliser et s’établissent en septembre à 1,56%, toutes durées confondues. Pourtant, malgré des conditions d’octroi de crédit toujours aussi avantageuses, la hausse des prix de l’immobilier pèse de plus en plus sur la demande. 

La dernière étude de l’observatoire CSA/Crédit Logement fait mentir les plus pessimistes. Depuis le mois d’avril, les taux d’intérêt de crédit immobilier accordés aux particuliers sont restés stables, pour s’établir à la fin du 3ème trimestre 2017 toutes durées confondues à 1,56% (1,62% pour l’accession dans le neuf et 1,59% pour l’accession dans l’ancien). « Les craintes laissaient penser un risque de profonde dégradation d’un mois sur l’autre. Il y a eu certes des fluctuations, mais aucune modification substantielle des taux », décrypte l’économiste Michel Mouillart. En septembre, les taux ont même légèrement reculé par rapport à août 2017 (1,57%).

Sur un an, la remontée des taux a été générale, même si elle varie selon la durée des emprunts. Sur les prêts à taux fixe de 15 ans, le taux est passé de 1,26% à 1,44%, sur 20 ans, il s’affiche à 1,48% contre 1,63%, puis il passe de de 1,76% à 1,90% sur 25 ans.  

« Comme pour les taux, la durée des prêts accordée remontent depuis fin 2016, après être restée relativement stable pendant un an », remarque Michel Mouillart. Elle s’établit au 3ème trimestre 2017 à 216 mois (18 ans). Grâce à ces ajustements, les conditions de crédit actuelles facilitent toujours, dans l’ensemble, la réalisation des projets immobiliers des ménages.  

 

La hausse des prix pèse sur la demande

 

Pour autant, malgré cette stabilité, « les emprunteurs ne peuvent plus compter sur une amélioration des taux de crédit immobilier », remarque Michel Mouillart. Les taux d’intérêt ne peuvent plus endiguer la hausse des prix de l’immobilier qui pèse de plus en plus sur la demande.

Ainsi, le coût des opérations réalisées ne cesse de progresser. « Au 3ème trimestre, nous sommes sur un rythme de croissance de 5,9% sur un an, contrairement aux revenus des ménages qui lui n’a augmenté que de 1,7% », observe l’économiste. Cette hausse est d’autant plus prégnante dans l’ancien, où le prix moyen des opérations a augmenté de 6,9% en 2017, contre 4,4% en 2016. « Nous assistons à un divorce de plus en plus marqué entre les prix et la capacité de la demande à les supporter », analyse Michel Mouillart. Le coût relatif des opérations en septembre 2017 s’est établi à 4,9 années de revenus, contre 3,95 un an plus tôt et 3,88 en septembre 2007, en période d’avant-crise. 

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X