Industrie/Négoce

Arras à fond de train

Mots clés : Etat et collectivités locales

La communauté urbaine d’Arras signera le 4 septembre l’acte de vente du terrain sur lequel l’enseigne internationale Orchestra va implanter le plus grand bâtiment logistique jamais construit en France (12 000 m2).

Le 21 août dernier, la France entière a eu les yeux tournés vers elle. C’est, en effet, en gare d’Arras que s’est joué le dénouement de l’attaque du Thalys. Ironie du sort alors que les élus locaux doivent mener bataille pour préserver la desserte de leur ville par le TGV ! En plein débat public sur le Réseau Express Grand Lille (REGL), ce RER version ch’ti qui, en 2030, pourrait relier la métropole européenne au Bassin minier du Pas-de-Calais, Philippe Rapeneau, le président de la communauté urbaine d’Arras (CUA), a d’ailleurs jeté un pavé dans la mare en proposant de construire la troisième gare TGV régionale à quelques kilomètres d’Arras. C’est que la préfecture du Pas-de-Calais entend tenir son rang dans la future grande région Nord-Picardie. Afin de peser de tout son poids dans les nouveaux équilibres territoriaux et les dotations du contrat de plan Etat-Région 2015-2020, la CUA a lié son destin à celui de la communauté d’agglomération du Douaisis dans le cadre d’un pôle métropolitain, dont les statuts viennent d’être déposés.

 

La promesse de 700 emplois

 

Depuis quelque temps, Arras sait aussi se faire remarquer à Paris, ce qui n’est jamais chose évidente pour une ville située à moins de deux heures de la capitale. Résolument engagée dans la dynamique régionale de la Troisième révolution industrielle chère au prospectiviste américain Jeremy Rifkin, la CUA fait partie des lauréats de l’appel à projets «Territoire à énergie positive pour la croissance verte». Parmi les actions déjà lancées par la collectivité, l’extension de son réseau de chaleur et la construction d’une chaufferie biomasse, qui débutera en octobre. Un investissement global de 14 millions d’euros, entièrement pris en charge par Dalkia dans le cadre d’une DSP. Arras a également été citée en exemple par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian pour l’efficacité et la qualité de la requalification de son patrimoine militaire, plus particulièrement de sa citadelle, où plus d’une centaine de logements ont déjà été livrés. A noter encore que cinq de ses quartiers figurent sur la liste d’intérêt régional du Nouveau programme de renouvellement urbain (NPRU).

Mais dans l’immédiat, l’actualité est industrielle avec l’implantation du spécialiste de l’univers pour enfant Orchestra, qui a choisi de faire d’Actiparc, parc d’activités de la CUA idéalement situé au croisement des autoroutes A1 et A26, sa deuxième base logistique française, après celle de Montpellier Saint-Aunes. Le projet est à la mesure de la société (3 000 salariés, 800 magasins, 600 millions d’euros de chiffre d’affaires): gigantesque. 26 hectares dont 12 de bâti, un record en France, selon le promoteur PRD. Une première livraison de 50 000 m2 est programmée pour la mi-2016. A terme, ce sont quelque 50 millions d’euros qui doivent être investis avec l’objectif de créer 700 emplois d’ici à 5 ans. La CUA a négocié pied à pied. Pour chaque emploi qui viendrait à manquer à l’arrivée, Orchestra se verrait dans l’obligation de rembourser 4 800 euros !

 

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