Profession

Architecture : des vœux placés sous le signe de la transition énerg(ét)ique

Mots clés : Architecte - Architecture - Etat et collectivités locales

Le Conseil régional des architectes d’Ile-de-France (Croaif) présentait hier soir 22 janvier ses vœux à la profession rassemblée sous le signe de la transition énergétique et… du mouton. Tentative d’explication.

Ni le froid, ni la neige, ni la gadoue, ni même les fumerolles toxiques de mercaptan répandues sur Paris n’auraient pu dissuader le journaliste de terrain d’assister à la traditionnelle cérémonie des vœux du Conseil régional des architectes d’Ile-de-France (Croaif). Cadre majestueux (ancienne chapelle du couvent des Récollets) et éclairage kitsch pour les « moutons » rassemblés là pour la circonstance… Holà, plumitif au mauvais esprit, est-ce ainsi que l’on parle des architectes qui font vivre les colonnes de ton magazine?! Lecteur, ne vois là aucun mépris de ma part : c’est bel et bien sous les auspices d’un mouton rhabillé d’un pull vert (mais où vont-ils chercher tout ça ?) que se déroulèrent ces vœux 2013.

 

L’architecture : un combat!

 

Des vœux énerg(ét)iques donc, ainsi que libellé sur le carton. Et de l’énergie, il en faudra a rappelé Bernard Mauplot, président du Croaif, tout à la fois pour digérer le bilan catastrophique d’une crise qui s’éternise, pour poursuivre les chantiers en cours (à tous les sens du terme), et être présent dans le débat sur la transition énergétique qui s’accompagnera d’une transition architecturale via le vaste « chantier de société » qu’est la rénovation thermique du parc immobilier existant. Un défi qu’auront à relever les professionnels, afin que l’amélioration du patrimoine bâti ne s’accompagne pas d’une dégradation de sa qualité architecturale. Si, comme le dit la publicité, « l’énergie est notre avenir, économisons-la! », on aura compris que l’architecte, lui, ne pourra pas être économe de la sienne… « L’architecture est un combat » a exhorté pour sa part Michel Perrot, président de la Maison de l’architecture (sous les vivats de l’assemblée).

 

Ovin qui s’en dédit!

 

Mais ne perdons pas le fil (de laine) de nos propos et revenons à nos moutons : un lion superbe et généreux, un aigle, un harfang des neiges – qui a dit un requin ? – n’aurait-il pas eu davantage de chien, si l’on peut dire pour figurer la noble corporation? La bestiole ne risque-t-elle pas d’évoquer immanquablement et en vrac le panurgisme supposé d’une profession, ses « bêlements victimistes » (oui, Rudy, je sais que cette expression est la tienne, mais je l’adore), la marche résignée vers l’abattoir, le gigot du dimanche et la tonte inexorable des honoraires… « Certes, mais pas seulement! Nous sommes nombreux. Et serrés les uns contre les autres on se tient chaud! » objecte Bernard Mauplot face à ma perplexité ovine. Soit. On en reparle en 2014.

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