Profession

Architectes de l’urgence en Haïti : « Les fonds nous manquent cruellement »

Patrick Coulombel, président de la fondation Architectes de l’urgence, donne son point de vue sur les lenteurs de la reconstruction en Haïti, un an après le séisme qui a ruiné le pays.

« Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Edmond Mulet, a déclaré le 13 septembre dernier que la reconstruction allait démarrer après les élections : « Seules des institutions fortes de l’appui du peuple haïtien seront à même d’assurer le leadership nécessaire à la reconstruction du pays », a-t-il affirmé. Inutile d’aller chercher plus loin la raison de la lenteur de la reconstruction, c’est un choix politique des Nations Unies. Sa stratégie est d’attendre la mise en place d’un gouvernement élu démocratiquement comme préalable à la reconstruction. Pendant ce temps les sinistrés survivent dans les camps de toile… (…)

Nous avons pris l’initiative avec des financements d’ECHO (fonds d’urgence de la communauté européenne) de faire du renforcement de 500 maisons environ dans la région de Gressier et plusieurs centaines d’abris ; cette démarche du renforcement des maisons est une vraie bonne solution qu’appuie ECHO pour résorber une partie de l’énorme problème de l’habitat aujourd’hui en Haïti. A Port-au-Prince, dans différents quartiers comme Bobin et Brisetout, nous travaillons avec des financements de UN Habitat à la reconstruction d’infrastructures communautaires, écoles, orphelinats, en nombre limité par faute de moyens. Dans ces quartiers, nous proposons des solutions validées par la communauté pour sortir les gens des camps de toile, en leur redonnant un habitat pérenne et sécurisé. Les fonds nous manquent cruellement pour mener ces opérations à leur terme.

Les financements reçus par la fondation Architectes de l’urgence pour l’aide aux sinistrés d’Haïti représentent 2 502 000 € qui proviennent du ministère des Affaires étrangères, de la région Ile-de-France, du groupe Imerys, du Crédit agricole solidarité et développement, du groupe GBH, de l’ordre des architectes, de la fondation Abbé Pierre, du groupe GEMA, de la ville d’Amiens, de SOMFY, de l’Union internationale des architectes et aussi de particuliers. La Fondation de France a collecté la majorité des donations; cependant, nos demandes de financements sur programmes de reconstruction sont restées sans suite. La reconstruction n’est visiblement pas leur priorité. (…) »

L’intégralité des propos de Patrick Coulombel est à retrouver sur le site Internet www.archi-urgent.com

 

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