Industrie/Négoce

Après une année médiocre, le groupe Deya veut multiplier les relais de croissance

Mots clés : Distribution - Huisserie

L’industriel français Deya, spécialiste des huisseries et de l’agencement, veut se renforcer en négoce et à l’international pour renouer avec la croissance.

Un chiffre d’affaires de 127 millions d’euros en 2015, en baisse de 3% par rapport à l’année précédente : les résultats du groupe Deya sont médiocres. Pourtant, l’industriel multispécialiste des huisseries bois, métal et de l’agencement ne s’en sort pas si mal, puisque ses ventes continuent de surperformer le marché français : en témoigne le seul segment du placard-rangement (Deya revendique 25% de parts de marché) tombé, lui, à -7% selon l’Union nationale des industries françaises de l’ameublement (Unifa).

Pour maintenir la tête hors de l’eau et renouer avec la croissance en termes absolus, Deya multiplie les investissements. L’entreprise a pris à bras le corps ses projets de développement en 2015. Elle a renforcé sa gouvernance, avec l’arrivée de cinq nouveaux collaborateurs au sein de son comité de direction, et fait appel aux services d’un manager de transition pendant 8 mois pour mettre sur pied un plan stratégique triennal sur la période 2016-2018.

 

55% de ventes en direct

 

Deya, qui commercialise cinq marques, réalise aujourd’hui 55% de ses ventes en direct, le reste se répartissant entre la distribution BtoB et la GSB. Pour gonfler son chiffre d’affaires, le groupe familial souhaite rééquilibrer son portefeuille au profit du négoce et de l’international.

« Nous travaillons actuellement sur une dizaine de relais de croissance dont la moitié seront sur les rails d’ici la fin de l’année 2016 », explique Philippe Gérard, directeur commercial du groupe. Ces derniers correspondent en fait à cinq lancements de produits, qui ciblent principalement le négoce : trois gammes de portes métalliques Pac Damas (des solutions commercialisées depuis décembre 2015), une nouvelle version des portes de placards pliantes iconiques de Kazed qui ont fait la renommée de la marque dans les années 70 (leur mise sur le marché est imminente), et de nouveaux châssis à galandage Edac, qui devraient voir le jour au courant du 4e trimestre.

Des développements qui se sont accompagnés de l’extension de son usine de La Crèche (Deux-Sèvres) et qui ont représenté respectivement 500 000 euros et un million d’euros d’investissement pour les activités châssis à galandage et portes pliantes métalliques.

 

Priorité au Maghreb

 

D’autres projets d’investissements conséquents, en particulier sur le site de Romilly-sur-Seine (Aube), pourraient d’ailleurs suivre avec les ambitions de Deya à l’international. « Nous sommes en train d’adapter nos solutions existantes (marques Pac Damas et Blocfer) et menons une réflexion sur le châssis à galandage et les solutions de placard-rangement », indique le directeur commercial de Deya. C’est au Maghreb que le groupe donne aujourd’hui un coup d’accélérateur via la constitution d’un réseau d’agents et de distributeurs, tant dans l’univers de la construction que de la sous-traitance industrielle.

Focus

Les cinq marques du groupe Deya :

Edac (marque historique) (créée en 1953) : huisseries métalliques, châssis à galandage et de plateaux d’échafaudage – marque présente en négoce

Roller (créée en 1990) : façades de placards, miroirs sur châssis métalliques et rangements 

Pac Damas (acquise en 1991) : bloc-portes, pré-cadres, huisseries bois et châssis vitrés – marque présente en négoce

Blocfer (rachetée en 2004) : bloc-portes, pré-cadres, huisseries bois et châssis vitrés

Kazed (rachetée en 2008) : façades de placards, miroirs sur châssis métalliques et rangements – marque présente en négoce

Trois grandes familles d’activité : bois (Blocfer), métal (Edac et Pac Damas), rangement (Roler et Kazed). Chacune de ces familles dispose d’un univers R&D dédié.

Trois segmentations clients : négoce et GSB, vente directe aux entreprises, international (entreprises et distributeurs)

127 millions d’euros de CA en 2015 (-3%)

750 salariés

Unités de production: La Crèche (Deux-Sèvres), Romilly-sur-Seine (Aube), Argentat (Corrèze), Chevrières (Oise) et Blois (Loir-et-Cher)

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