Emploi / Formation

Apprentissage : Manuel Valls mobilise les acteurs pour sauver la rentrée 2015

Mots clés : Apprentissage

Le gouvernement a réuni, mardi 12 mai, les acteurs de l’apprentissage afin de leur rappeller son engagement sur le sujet et les dispositifs d’aide existants. Les effectifs en apprentissage diminuant depuis deux ans, l’exécutif espère parvenir à enrayer cette baisse en septembre prochain.

Les entrées en apprentissage ont baissé de 3% en 2014, après -8% en 2013. C’est pour essayer d’inverser cette tendance dès septembre prochain que le Premier ministre Manuel Valls a réuni, mardi 12 mai, syndicats, patronat et présidents de Régions. En ligne de mire, l’objectif de 500 000 apprentis en 2017 (en 2014, on en dénombrait environ 400 000).

Pas d’annonces nouvelles. Mais le premier ministre a détaillé les mesures prises ces derniers mois en faveur de l’apprentissage. Certaines d’entre elles peuvent intéresser directement les entreprises de BTP :

– L’aide « TPE jeunes apprentis » : pour toute embauche d’un apprenti mineur, les entreprises de moins de 11 salariés bénéficieront pendant un an d’une aide forfaitaire d’environ 1 100 euros par trimestre, correspondant au salaire minimum de l’apprenti et les cotisations sociales. Cette nouvelle aide représentera un effort de l’ordre de 350 millions d’euros.

– Une « bourse de l’apprentissage » sera mise en place à la rentrée prochaine, réunissant « l’ensemble des offres de contrats d’apprentissage disponibles par territoire et par métier ». Elle sera hébergée sur le « portail de l’alternance », site internet géré par le ministère du Travail, qui devrait aussi permettre aux entreprises de simuler le coût d’un apprenti et, à partir de 2016, d’enregistrer les contrats.

– Depuis la rentrée 2014, les entreprises de moins de 250 salariés ont droit à une prime de 1 000 euros pour l’accueil de tout nouvel apprenti. Elle s’ajoute, pour les TPE, à une autre prime de 1 000 euros minimum par apprenti et par année de formation.

– Depuis début mai, une simple déclaration à l’inspection du travail suffit pour affecter un apprenti mineur, préalablement formé, à des travaux dangereux. Auparavant, une autorisation préalable était nécessaire. Le gouvernement a aussi assoupli les règles concernant les travaux en hauteur. Jusque-là, les apprentis mineurs ne pouvaient pas les effectuer si l’entreprise n’avait pas mis en place des moyens de protection collective. Désormais, des dérogations seront possibles si le jeune est formé et muni d’un équipement de protection individuelle (EPI).

Manuel Valls a « garanti », en outre, que les dispositifs d’aides, qui ont beaucoup changé ces dernières années, resteraient désormais « stables ». Selon une étude du ministère du Travail parue en 2010, 86% des ex-apprentis avaient trouvé un emploi trois ans après la fin de leur formation.

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