Logement

Anru 2 : le gouvernement desserre le planning

Mots clés : Gouvernement - Politique de la ville - Urbanisme - aménagement urbain

Les contrats de ville pourront être signés après le 30 juin 2015 selon Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville.

Le gouvernement desserre une nouvelle fois le calendrier du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). Alors que Manuel Valls annonçait en mars 2015 vouloir débloquer 1 milliard d’euros pour lancer les études d’impact du NPNRU, et donc, accélérer le mouvement, Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, lâche un peu de lest. « La date du 30 juin [date limite de signature des contrats de ville, ndlr] n’est pas une date couperet mais doit rester un horizon », a-t-elle indiqué en ouverture de la journée sur les contrats de ville organisé par l’association Ville & Banlieue mercredi 22 avril.

Pour rappel, le contrat de ville permet de mobiliser l’ensemble des politiques publiques à l’échelle intercommunale. « Nous nous réjouissons que le 30 juin ne soit plus une date buttoir, mes équipes vont pouvoir travailler plus sereinement », s’est félicité Driss Ettazaoui, vice-président de la communauté d’agglomération du Grand Evreux. A ce jour, sur 390 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) devant signer un contrat de ville, une vingtaine de documents auraient déjà été signés.

 

Négociations difficiles avec les services déconcentrés de l’Etat

 

Il faut dire que la négociation entre toutes les parties prenantes (bailleurs sociaux, direction territoriale de la caisse des dépôts et consignation (CDC), éducation nationale, caisse d’allocation familiale, …) semble ardue et ralentit les signatures. « Il faudrait que les services de l’Etat (action sociale, éducation nationale…, ndlr) appréhendent les problématiques selon les territoires, qu’ils se disent que sur certains territoires, il peuvent travailler différemment, signale François Pupponi, président de l’Anru. Mais qui est capable de le leur dire ? Pas la secrétaire d’Etat à la politique de la Ville, malgré toute la bonne volonté qu’elle y met. Aujourd’hui, les préfets ne sont pas capables d’imposer à un service déconcentré de l’Etat l’obligation de travailler en priorité sur un territoire. Pour y parvenir, il faudrait que la politique de la ville soit sous l’autorité du Premier ministre. »

 

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