Aménagement

Angers confie ses berges à l’équipe Grether

Au terme d’une large concertation avec les habitants, l’équipe Grether+Phytolab a été désignée pour aménager les rives de la Maine, un projet majeur qui orientera les évolutions de la capitale angevine pour les vingt ou trente prochaines années.

Le projet de l’équipe conduit par François Grether (avec Phytolab, MRS, SCE et Contrepoint), plébiscité lors de la concertation engagée auprès des habitants et choisi par le jury a été validé lundi 2 avril lors du conseil municipal.

C’est incontestablement le plus consensuel ou le moins radical des trois projets en compétition (les autres équipes étaient celles de Bernard Reichen, et Finn Geipel). Le projet Grether a su séduire très largement les habitants d’Angers, ville qui « revendique son rôle de métropole d’équilibre ». « Le projet s’est imposé avec évidence aux yeux des Angevins consultés : autant pour sa forme que pour son contenu », explique-t-on à la mairie. « Lisibilité » et « réalisme » sont les termes qui sont revenus le plus souvent de lors de la concertation.

De fait, c’est certainement le projet qui s’inscrit le mieux avec le tissu urbain existant. Mais surtout, l’urbaniste a proposé de travailler de façon progressive sur la transformation de la voie rapide, véritable balafre urbaine longeant la Maine et coupant la ville en deux, avec environ un quart du flux en moins. « A la différence de Paris ou de Nantes, la voiture est importante pour les Angevins », justifiait l’urbaniste lors de la présentation de son projet au public. Par étapes, les files de circulation seront partiellement reportées au niveau du plateau urbain, côté ville. Les actuels ouvrages des trémies dénivelées seront progressivement aménagés et exploités pour l’écoulement des crues et pour les piétons, les vélos, les espaces paysagers. « Avec deux fois deux files de circulation, la future avenue des Berges offrira en surface les capacités d’accès au centre-ville nécessaires à l’attractivité commerciale, tout en dissuadant les flux de transit », détaille l’urbaniste.

S’il joue sur la flexibilité et la participation, le projet retenu n’en demeure pas moins audacieux avec un principe de berges sur plusieurs niveaux intégrant les variations altimétriques de la rivière. Alors que la valeur technique du projet représentait 70% des critères de sélection, le jury a été sensible à la gestion hydraulique du site avec la restitution de l’espace inondable dans le quartier Saint-Serge et sur la rive gauche du centre-ville.

Enfin, le projet Grether attache beaucoup d’importance à la complémentarité des deux rives avec un traitement en vis-à-vis. Alors que, assez curieusement, aucune autre équipe ne proposait de nouveaux franchissements, Grether en imagine plusieurs dont une passerelle qui irait au pied du château où un ascenseur panoramique ferait le lien avec le cœur historique.

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