Projets

Amiens capitale du stockage de l’énergie

Mots clés :

Energie renouvelable

À la fin de l’année, l’ex-capitale régionale deviendra le centre névralgique français de la recherche sur les énergies renouvelables et la croissance verte, grâce à un bâtiment dédié.

C’est un projet d’envergure, à 22 millions d’euros, initié par Jean-Marie Tarascon, figure de proue du Laboratoire de réactivité et de chimie des solides (LRCS) de l’Université de Picardie Jules-Verne. Une « Babylone » du stockage électrochimique de l’énergie. L’objectif : accélérer le transfert entre la recherche et l’industrie pour que, demain, grâce une énergie compacte, abordable et verte, votre smartphone puisse fonctionner un mois sans avoir besoin d’être rechargé. Le Hub a été imaginé à la fois comme un pôle technologique d’excellence pour le LRCS et un cluster. Concrètement, il mutualisera les compétences des principaux laboratoires français du domaine, de treize industriels et de trois établissements publics.

A l’état de chantier, sa structure s’impose déjà en cœur de ville, dans un quartier Saint-Leu au riche passé industriel, à deux pas de la cathédrale et de la future université redessinée par Renzo Piano sur le site de l’ancienne Citadelle. « Le bâtiment tirera, bien sûr, parti de ce positionnement géographique, au milieu de canaux », indique Jean-Louis Maniaque, architecte de l’agence amiénoise Deprick et Maniaque, associée à l’agence allemande Nickl & Partner, pour mener à bien cette opération, dont l’Académie d’Amiens et la Région sont les maîtres d’ouvrage.

 

Plate-formes de pré-transfert

 

L’équipement de 5500 m2, réparti sur trois plateaux dont deux dédiés à la recherche, se présentera « sous une façade enveloppe légère pour occulter les coursives qui le ceinturent et faciliter la maintenance, poursuit l’architecte. Un système d’ouïes, composé de ventelles de verre transparent et translucide et d’acier galvanisé perforé, rappellera le passé industriel du site et assimilera le site à la fluidité de l’eau ». Le Hub s’articulera en de multiples salles, dont certaines sur dalle désolidarisée afin de résoudre « une problématique liée aux vibrations inhérentes à l’environnement urbain », souligne Jean-Louis Maniaque.

L’aménagement intérieur disposera les laboratoires au nord et les bureaux sur les autres axes. Un atrium animera un jeu de coursives intérieures pour favoriser les échanges et distribuer les différents espaces : prototypage, batteries, microscopes, synthèse à grande échelle et plate-formes de pré-transfert – une première ! L’ensemble sera complété de six studios pour l’accueil de chercheurs internationaux. A terme, 150 personnes travailleront sur site.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X