Entreprises de BTP

Amiante : les artisans retraités du BTP sous surveillance

Mots clés : Artisanat - Bâtiment et santé - Risque sanitaire

Le département « santé travail » de l’Institut de veille sanitaire a conduit une étude de surveillance post-professionnelle des artisans exposés à l’amiante. Sans grande surprise, les artisans ayant travaillé dans le BTP ont été les plus exposés.

Quantifier l’exposition professionnelle des artisans retraités à l’amiante, tel est l’objectif de l’enquête menée par le département « santé travail » de l’Institut de veille sanitaire, en collaboration avec le Régime social des indépendants (RSI).

Une étude conduite auprès de plus de 15 000 artisans ayant pris leur retraite entre 2004 et 2008. « Grâce à la collaboration des caisses régionales du RSI, nous avons eu un très bon taux de répondants », se félicite Hélène Goulard, épidémiologiste, responsable de cette étude. Sur les 9 125 artisans ayant répondu à cette enquête, 5 993 ont été repérés comme ayant été potentiellement exposés à l’amiante au cours de leur carrière.

« Le secteur d’activité et la profession exercée sont les deux principaux facteurs discriminants », précise Hélène Goulard. Ainsi, chez les hommes, plus de 80% des emplois sont considérés comme exposant à l’amiante. Dans le secteur de la construction, la quasi-totalité des emplois est considérée comme exposée. Ainsi, l’étude pointe que « les professions de peintres, d’ouvriers des finitions du bâtiment, de maçons, de plâtriers, de plombiers, de couvreurs, de chauffagistes sont les professions ayant été le plus souvent exposantes.»

 

Un risque méconnu

 

Des expositions qui ne sont pas toujours perçues par les retraités. A la question « pensez-vous avoir été exposé aux poussières d’amiante ?», parmi les retraités classés comme exposés, 37% des hommes pensaient ne pas avoir été exposés ou n’ont pas répondu à la question.

Les auteurs de l’étude estiment la prévalence d’exposition, c’est-à-dire la proportion d’artisans exposée au moins une fois à l’amiante au cours de la carrière, à 65% pour les hommes et à 74% pour ceux ayant travaillé dans la construction. C’est aussi dans ce secteur que la durée moyenne d’exposition est la plus élevée (26 ans). « Nous n’avons pas mesuré dans le cadre de cette étude le degré d’exposition à l’amiante », souligne l’épidémiologiste.

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