Recherche & développement

Alsace-Lorraine: le pôle Fibres-Energivie met le bâtiment durable en BIM

Mots clés : Démarche environnementale - Logiciels - Outils d'aide - Produits et matériaux

Le BIM est la nouvelle frontière du pôle de compétitivité français de la construction durable. Le pôle Fibres-Energivie d’Alsace-Lorraine a dévoilé, le 20 juin, la plate-forme «BIM Energie», par laquelle il entend aider les acteurs du Grand Est à se lancer dans la maquette numérique.

L’initiative démarre par deux services à destination de publics différents. Un premier s’adresse aux entreprises et à la maîtrise d’œuvre pour les accompagner dans leurs premiers pas dans le BIM. Il s’appuie sur cinq chantiers expérimentaux, tous situés en Alsace, qui viennent de démarrer: deux rénovations de maison individuelle, une autre d’une copropriété à Strasbourg et deux constructions en habitat (programme privé de 14 logements à Zillisheim dans le Haut-Rhin) et en industrie (un hall de stockage). «Ces chantiers sont menés en entreprise générale ou en lots séparés: nous nous adressons aux entreprises, architectes et bureaux d’études de toute taille, de façon à ce que personne ne passe à côté de l’enjeu du BIM», souligne Jean-Luc Sadorge, directeur général du pôle.

L’autre service, BIM-Data, concerne les collectivités locales et les bailleurs. A partir de la fin du mois, il leur proposera des ateliers techniques et un accompagnement sur la gestion de leur parc bâti et la conduite d’opérations en BIM.

En parallèle, un club BIM-Energie réunit déjà une trentaine de professionnels pour des échanges de bonnes pratiques.

 

Matériaux biosourcés

 

Le pôle compte enrichir progressivement sa plate-forme, jusqu’à aboutir en 2018 à un bouquet de services complet, aux normes IFC (Industry Foundation Classes).

La première phase 2016-17 de la plate-forme BIM bénéficie d’un budget de 500 000 euros. EDF et sa filiale régionale ES la financent à 50%,  au titre de la convention pour le développement durable signé entre le groupe et la région Alsace avant la réforme territoriale. EDF met à disposition un expert en modélisation des bâtiments de sa direction de recherche-développement.

Plus généralement, la construction durable demeure le pilier du plan d’actions présenté le 20 juin. Parmi les nouvelles initiatives, une plate-forme de formation aux matériaux biosourcés doit s’installer dans les prochains mois à Epinal (Vosges) dans les locaux de l’Enstib (Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois).

Après avoir labellisé 31 projets de R&D l’an dernier, représentant 100 millions d’euros cumulés, le pôle compte accélérer son rythme pour totaliser 120 projets sur la période 2016-2018. La légitimité de la structure ne fait pas de doutes pour son président Pierre-Etienne Bindschedler, par ailleurs président du groupe Soprema: «Le bâtiment sera la start-up de demain», est-il convaincu.

 

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