Aménagement

Allemagne : l’aménagement du territoire expliquerait – aussi – les inondations

Les inondations qui affectent l’est de l’Allemagne depuis une dizaine de jours s’expliquent par le réchauffement climatique mais aussi par une mauvaise politique d’aménagement du territoire, a estimé le chercheur Frederic Vester, interrogé sur la radio publique Deutschlandradio.
« Ce que nous vivons aujourd’hui est la conséquence de ce que nous avons fait dans les années 70 », a souligné le chercheur, membre du club de Rome, un forum de réflexion réunissant des personnalités de 52 pays.
Il a notamment déploré que les bassins naturels inondables aient été comblés pour devenir des zones d’activité professionnelle.
Selon Frederic Vester, les coûts engendrés par le réchauffement climatique s’élèvent déjà chaque année à 60 milliards d’euros environ (environ 60 milliards de dollars). « Ce sont des sommes que les assurances ne peuvent plus payer », a-t-il encore dit.

Focus

Les inondations qui affectent l’Allemagne pourraient coûter jusqu’à 15 milliards d’euros au total, a estimé l’assureur allemand Allianz.
« Nous ne pouvons pas encore calculer le coût des inondations en terme de prestations d’assurance car la plupart des zones concernées sont encore sous les eaux, mais en terme de dégâts d’infrastructure et d’impact économique, nos économistes estiment que cela pourrait s’élever à jusqu’à 15 milliards d’euros », a indiqué à l’AFP une porte-parole du groupe, Sabine Wolf.
Lundi dernier, le gouvernement allemand a indirectement dégagé 6,9 milliards d’euros pour venir en aide aux victimes des intempéries et réparer les infrastructures endommagées, par le biais du report d’un programme de baisse d’impôts.

En outre, un milliard d’euros ont été débloqués par le ministère des Transports et les fonds structurels européens non attribués devraient apporter 1,2 milliard d’euros supplémentaires.
Les experts sont divisés sur l’impact du report des baisses d’impôts sur la croissance du pays, déjà très molle. Certains redoutaient que cela retarde le rebond attendu de la consommation des ménages, mais d’autres jugeaient l’influence très limitée.

« Le report ne devrait pas avoir d’impact négatif » en 2003, souligne ainsi Elga Bartsch, économiste de la banque Morgan Stanley, en faisant valoir que « les foyers ont tendance à utiliser en partie les baisses d’impôts pour épargner et qu’ils ajustent leur comportement de toute façon avec un temps de retard ».
De surcroît, les milliards d’euros mobilisés pour l’effort de reconstruction devraient être « positifs à moyen terme pour la croissance », fait-elle valoir.

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