Transport et infrastructures

Alain Vidalies annonce un « plan d’investissement exceptionnel » pour l’entretien des routes

Mots clés : Gouvernement - Réseau routier - Transport fluvial

Le secrétaire d’Etat chargé des Transports a annoncé, lundi 8 février, une enveloppe supplémentaire de 150 millions d’euros pour l’entretien des routes et des voies navigables. Près de 300 millions d’euros sont ainsi mobilisés cette année pour réaliser plus de 400 chantiers de rénovation sur le réseau routier national.

C’est sur le campus scientifique et technique de Colas, à Magny-les-Hameaux (Yvelines), qu’Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la mer et de la pêche, a annoncé, ce lundi 8 février, la mobilisation « exceptionnelle » de 150 millions d’euros pour l’entretien des routes nationales et des voies navigables. Cette enveloppe supplémentaire porte à 300 millions d’euros l’effort gouvernemental consenti cette année pour maintenir le niveau de service du réseau routier hexagonal. « Les infrastructures de transports sont des artères vitales pour nos territoires et notre économie. L’entretien des réseaux est fortement générateur d’activité et d’emplois pour les entreprises de travaux publics, un secteur durement touché par la crise ces dernières années », a rappelé Alain Vidalies.

Le déblocage de ces 150 millions d’euros supplémentaires a été rendu possible grâce au relèvement des moyens de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) qui dépassent désormais les deux milliards d’euros. L’Etat entend ainsi lancer et achever, d’ici la fin de l’année 2016, plus de 400 chantiers de rénovation sur ses 12 000 km de routes nationales et autoroutes non concédées. « Il s’agit d’une hausse de 55% des moyens engagés en un an et d’un triplement depuis 2012. Plus encore, le niveau d’investissement dans les routes sera cette année le plus élevé depuis 10 ans », a déclaré Alain Vidalies.

 

Infrastructures routières et ferroviaires, même combat

 

Prêts à être lancés immédiatement par les Directions interdépartementales des routes (DIR), ces travaux de régénération portent, pour l’essentiel, sur les chaussées et les ouvrages d’art du réseau national. Travaux de gros entretien, ils constituent également, dans certains cas, des mises à niveau en matière de sécurité et de protection de l’environnement. « La préservation du patrimoine routier – lequel est aujourd’hui estimé à 2 000 milliards d’euros, et via lequel sont effectués plus de huit déplacements sur 10 en France –, constitue pour le gouvernement un enjeu prioritaire, tout autant que la maintenance de l’infrastructure ferroviaire », a tenu à préciser le secrétaire d’Etat.

En 2015, une enveloppe de 100 millions d’euros avait déjà été débloquée par le ministère des transports pour réaliser plus de 150 chantiers de rénovation routière. Tous sont désormais achevés. Fort de ce résultat, le gouvernement prolonge ainsi, en l’amplifiant, son engagement initié l’année dernière. « C’est une très bonne nouvelle pour notre profession qui a perdu 25 000 emplois et qui a vu son chiffre d’affaires baisser de 30% depuis 2008 », s’est réjoui Jacques Tavernier. Et le président de l’Union des syndicats de l’industrie routière française (Usirf) de conclure : « Nous attendons maintenant que les conseils départementaux et les grandes métropoles suivent le mouvement. »

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