Chantiers

AIA puise l’énergie dans la Loire pour ses bureaux nantais

Mots clés : Architecture - Conception - Energie renouvelable

La future agence nantaise du groupe d’architecture et d’ingénierie va installer ses bureaux dans l’ancienne salle à tracer des chantiers navals Dubigeon qui seront chauffés par une solution géothermique innovante.

A l’étroit dans ses bureaux de Saint-Herblain où travaillent environ 180 des 600 salariés du groupe d’architecture et d’ingénierie, AIA va déménager à Nantes, sur les bords de Loire du quartier Chantenay. Prévue pour être livrée fin 2016, cette nouvelle agence de 2 700 m2 sera la vitrine du savoir-faire du groupe.

D’un point de vue architectural, le projet s’intègre avec finesse dans un site patrimonial chargé pour les Nantais, l’ancienne salle à tracer des chantiers navals Dubigeon construite en 1922. D’un point de vue technique, en sa qualité de maître d’œuvre et de futur occupant, dont les charges d’exploitations lui seront imputables, AIA a proposé au propriétaire une solution de chauffage géothermique innovante tirant profit de la proximité de la Loire grâce à des capteurs immergés sous l’infrastructure du quai existant. Cette technique, assez répandue au Canada, est une première en Loire. «Comme pour les solutions géothermiques traditionnelles, une pompe à chaleur capte des calories. Mais ces calories proviennent de la Loire qui constitue un réservoir d’énergie mieux renouvelé que le sous-sol et offre un meilleur coefficient de performance saisonnier», explique Gildas Couvrand, ingénieur chez AIA qui a effectué un comparatif entre les différentes solutions géothermiques (sur sondes verticales, sur eau de nappe, par pompage direct d’eau de Loire). En raison notamment de sa très faible maintenance, la solution par capteurs immergés s’est imposée. L’entreprise Ceme Moreau a immergé un échangeur constitué de 32 modules lestés. «Ces modules sont constitués d’un enroulement de tubes polyéthylène PEHD et sont raccordés à des collecteurs en sous-face de l’estacade qui rejoignent ensuite le local pompe à chaleur. L’échangeur constitué est statique, insensible à l’envasement et l’installation peut durer bien au-delà de 25 ans» assure Julien Durel, responsable recherche et développement chez le fabricant de pompes à chaleur normand Lemasson.

Cette solution, dont le coût s’élève à 82 000 euros, est trois fois plus chère qu’une solution gaz classique, mais avec une subvention de 25 000 euros de l’Ademe, «elle affiche un temps de retour en coût global de 17 ans» promet Gildas Couvrand.

 

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