Paysage

Agriculture urbaine et joyeuse sur un délaissé autoroutier de Nanterre

Mots clés : Gouvernement - Manifestations culturelles

Il suffit de pousser la palissade : c’est tout de suite l’aventure.  Parmi les 4000 « rendez-vous au jardin » programmés ce 6 juin par le ministère de la Culture, la promenade qu’aurait aimée Georges Brassens marie transgression et réponse au défi de l’agriculture périurbaine.

A l’ombre de la Grande arche et au centre de l’axe Tuileries Saint-Germain-en-Laye qui structure l’urbanisme de l’ouest francilien depuis André Le Nôtre, une bretelle autoroutière désaffectée, entre l’A 86 et  la ligne A du RER, traverse des remblais parsemés de détritus, en voie de reconquête végétale. Au bout du chemin, l’autoroute disparaît sous un tunnel. Derrière un muret de pierres sèches, une agricultrice bénévole désherbe et sourit aux promeneurs. Elle fait partie des 10 000 défricheurs du lieu recensés depuis plus de six ans. « Le 22 décembre 2008, j’ai pris autorité sur le site, juste avant l’arrivée des bulldozers », jubile le créateur de la Ferme du bonheur,  implantée depuis le début des années 1990 dans une autre friche située à moins d’un quart d’heure de promenade.

Agronomes et botanistes

 

Chef de guérilla politico-administrative, le metteur en scène Roger Des Prés a mis plusieurs acteurs institutionnels et professionnels dans son camp, dont le paysagiste Gilles Clément et l’urbaniste Andrëi Feraru, partie prenante des ateliers internationaux du Grand Paris au sein de l’équipe MVRDV. Signataire, avec l’établissement public d’aménagement de la Défense, d’une convention d’occupation provisoire sur 2,1 ha du site (soit un peu moins de la moitié), la Ferme du bonheur se positionne sur le terrain scientifique : l’association de botanistes « La voie verte » engage l’inventaire végétal du Pré, et Agro Paris Tech lance une étude sur le transfert de la pollution du sol vers les légumes. Sûr d’y trouver une meilleure qualité qu’avec des produits engraissés aux nitrates, Roger Des Prés continuera à en manger, quels qu’en soient les résultats.

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