Événement

Adieu rue d’Uzès, bonjour Antony

Sans doute l’ignorez-vous, mais après plus de quatre décennies le Groupe Moniteur quitte les Grands Boulevards, plus précisément la rue d’Uzès, entre Bourse et le Sentier parisien. Derrière les pages des multiples journaux, ses salons, il y a des femmes et des hommes qu’il convient de saluer.

Le saviez-vous ? Il fut une époque où l’on écrivait nos papiers à la main, que l’on passait au secrétariat de rédaction. Je me souviens d’une formation à l’informatique à la Défense, et mon désarroi devant ma première souris, à l’hiver 1989. Quelques mois plus tard, les premiers PC et le premier réseau s’installaient, dont j’allais être le premier journaliste test d’un réseau reliant… trois postes.

Rue d’Uzès, le patron ne mâchait pas ses mots « ici on fait un journal alors, Escolin, vous laissez votre carte de presse à l’angle de la rue d’Uzès ». On se souvient aussi d’un directeur d’éditions juridiques, aveugle, hypermnésique et dont l’assistante dévouée faisait quatre heures de transport par jour depuis la Sologne.

Que dire de ce collègue qui, devant notre premier repas commun, s’excuse pour se mettre en méditation ? Il fut une époque où lors d’un séminaire de rédaction, la fameuse fusée à étages, open bar de single malt dans un repaire francilien, le directeur général se mit au piano, dans une ambiance assez lounge. Souvenez-vous que, par une conjonction d’astres favorables -un éditeur, un rédac-chef, un pilote régional passionnés de voiles-, le Moniteur a organisé au début des années 2000 des Régates Moniteur de la Construction ?

Et puis, certains se souviennent qu’une fois l’an, les bureaux se vidaient subitement de leur population masculine pour une pause-café aussi urgente qu’impérative : la présence au rez-de-chaussée du casting des hôtesses -superbes forcément- du salon des maires, organisé par le groupe.

Le saviez-vous ? Il existait à une époque un monsieur « B. », sorte de réparateur génial, tout droit sorti de Brazil, qui changeait ampoules, câbles, toners et mille petits soucis, qui désormais font l’objet de prestataires.

Alors n’oublions pas que derrière les pages lues par nos fidèles lecteurs et les écrans de vos smartphones, il y a ce patrimoine vivant qui forme notre équipe.

 

Suivez le déménagement en temps réel sur Twitter, avec le hashtag #ByebyeUzes


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