Entreprises de BTP

Accusations de travail forcé au Qatar : Vinci assigne l’association Sherpa

Mots clés : Droit de propriété - Entreprise du BTP - Sport - Travail

L’association Sherpa avait déposé plainte, en mars, contre Vinci Construction Grands Projets pour «travail forcé» et «réduction en servitude» dans le cadre des chantiers liés à l’organisation du Mondial 2022 de football, au Qatar. Mercredi 3 juin, Vinci assigne Sherpa en référé.

Le 3 juin, Vinci assignera en référé (procédure d’urgence) l’association Sherpa. Elle avait accusé le groupe de BTP de « travail forcé » et de « réduction en servitude » au préjudice de migrants sur les chantiers au Qatar liés à l’organisation du Mondial 2022. C’est ce qu’a annoncé l’avocat du groupe.

Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire après la plainte de Sherpa contre Vinci et sa filiale qatarie QDVC, déposée fin mars. Vinci, qui a déjà attaqué l’association anticorruption en diffamation, juge que sa présomption d’innocence a été bafouée par Sherpa et ses responsables. Le groupe entend obtenir mercredi la condamnation de l’association et la publication d’un communiqué sur le site Sherpa.

 

« Vinci est victime d’accusations mensongères »

 

« L’association Sherpa ne s’est pas contentée d’évoquer des éléments de fait qui l’ont conduite à déposer une plainte pénale mais a laissé entendre que la culpabilité des sociétés du groupe Vinci ne faisait pas de doute », selon l’assignation consultée par l’AFP. Autre reproche formulé contre Sherpa, avoir voulu susciter de l’agitation médiatique au moment où est examinée à l’Assemblée nationale une loi sur le « devoir de vigilance » écologique et sociale des multinationales, un « outil de pression sur la représentation nationale à travers l’opinion publique ».

« Cette ONG a pris pour cible Vinci pour promouvoir une proposition de loi et se faire de la publicité. Vinci est victime d’accusations mensongères », selon l’avocat du géant du BTP, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi.

Créée en 2007, QDVC emploie en direct 3 300 salariés de 65 nationalités au Qatar, dont 2 000 ouvriers, surtout des Indiens, des Népalais et des Sri-Lankais. Les contrats représentent un montant global de 2,2 milliards d’euros, qui vont jusqu’en 2019.

 

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