Vie de l'entreprise

Accidents du travail : léger mieux pour le BTP en 2015

En 2015, l’indice de fréquence des accidents du travail a diminué de 2,6% par rapport à 2014. Le secteur de la construction reste toutefois l’un des secteurs les plus sinistrés.

D’après les chiffres de la caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnam-TS), le secteur du BTP a enregistré, en 2015, une baisse de 2,6% de son indice de fréquence d’accidents du travail (nombre d’accidents pour 1 000 salariés) par rapport à l’an dernier. « Les principales activités concernées par ce recul sont les travaux de finition, la maçonnerie et le gros oeuvre de bâtiment », note la Cnam-TS.

Le secteur de la construction reste toutefois l’un des secteurs les plus sinistrés, son indice de fréquence se situant à 61,9 alors qu’il est à 33,9 tous secteurs confondus. Des chiffres plus précis concernant le BTP seront communiqués par la Cnam-TS courant décembre.

 

Légère diminution des maladies professionnelles

 

Tous secteurs confondus, la fréquence des accidents de trajet se stabilise à un niveau identique de celui de 2014, soit l’un des plus bas depuis sept ans. Par ailleurs, on observe une légère diminution du nombre des maladies professionnelles (MP). Une baisse que la Cnam-TS explique notamment par le fait qu’une « confirmation du diagnostic par IRM » est aujourd’hui obligatoire pour qu’un trouble musculo-squelettique soit reconnu comme maladie professionnelle (les TMS représentant 87% des MP). L’autre facteur est « la baisse de l’activité économique ».

Enfin, la Cnam-TS met en avant la croissance régulière, année après année, des cas de lombalgie. Ces affections « représentent aujourd’hui 20% des accidents du travail et représentent, pour la branche AT-MP, un coût élevé de près d’un milliard d’euros par an, soit l’équivalent du coût des autres troubles musculo-squelettiques », signale l’organisme.

Focus

En santé au travail, le BTP français surpasse le BTP allemand

Une tendance lourde existe en France, celle de citer l’Allemagne en exemple sur tout et n’importe quoi. Il y a en tout cas un domaine où c’est elle qui devrait nous copier, c’est celui de la sécurité au travail dans le secteur du BTP. La Caisse nationale d’assurance maladie a ainsi comparé la situation française avec la situation allemande sur ce plan. Dans le secteur de la construction, la France déplore 5302,5 accidents du travail pour 100 000 salariés. L’Allemagne en déplore nettement plus : 5920,4.

Sur le champs des maladies professionnelles, il existe par ailleurs un écart de 1 à 5 entre les deux pays (à l’avantage de la France) en termes de reconnaissances des maladies professionnelles. « La France est le seul pays d’Europe où il existe une quasi automaticité de la reconnaissance pour les maladies professionnelles. En effet, les tableaux de maladies professionnelles qui objectivent les critères de reconnaissance (liste des postes exposés, durée minimale d’exposition, symptômes reconnus) sont une spécificité française. Les autres pays instruisent davantage à charge et à décharge, au cas par cas », commente la Cnam-TS.

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