Transport et infrastructures

Abertis prêt à investir 4 milliards d’euros dans le réseau autoroutier français

Actionnaire de Sanef à hauteur de 90%, l’espagnol Abertis se dit prêt à proposer un nouveau plan de relance autoroutier en échange de « contreparties raisonnables », notamment un allongement de la durée de concession.

 

Le groupe espagnol Abertis a récemment augmenté sa participation du concessionnaire autoroutier Sanef,  passant ainsi de 52% à 90% du capital. Interrogé par Les Echos le 10 avril, Francisco Reynes, vice-président et directeur général d’Abertis s’est dit prêt à investir 4 milliards d’euros supplémentaires pour compléter les investissements du second plan autoroutier, lancé en début d’année.

Les quelque 2060 km exploités par Sanef profiteront de 150 millions € d’investissements, sur les 800 millions prévus dans ce plan. Ce qui ne représente qu’une partie des besoins identifiés par Sanef et Abertis. Ces 4 milliards complémentaires serviraient notamment au réseau en Ile-de-France, « une région que nous connaissons bien, car nous exploitons 5 des 7 autoroutes qui y mènent », développe Francisco Reynes.

Extension du réseau géré et allongement de la durée de concession

« Les portions d’autoroutes publiques qui relient le périphérique parisien à notre réseau sont de plus en plus congestionnés, certaines sections ont besoin d’être rénovées… », poursuit-il. Il évoque par exemple l’amélioration de la circulation sur l’A1, entre Paris et l’aéroport Charles-De-Gaulle. Liaison A16/Paris au nord de la capitale, amélioration de l’A13 à l’ouest et, encore, liaison entre l’A104 et la N104 à l’est font aussi partie des pistes de réflexion.

« Nous sommes prêts à consentir les investissements nécessaires, en échange d’une contrepartie raisonnable. » Sa proposition : reprendre les portions publiques et un allongement de la durée de concession. Une solution qui présente de nombreux avantage selon le DG : les salariés « voient prolonger la durée de vie de leur entreprise » ; les clients « bénéficient plus longtemps d’un service de qualité sans voir les tarifs augmenter » ; les actionnaires « gagnent en visibilité pour continuer à investir ».

 « La France est le moteur de l’Europe avec l’Allemagne, son économie est solide et le trafic autoroutier a montré sa résilience, en restant quasi stable lors de la crise au début de la décennie, alors qu’il chutait dans le même temps de 30% en Espagne », analyse Francisco Reynes. Le réseau français lui apparaît comme d’autant plus stratégique que, désormais, il constitue le premier marché d’Abertis.

 

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