Quartier

A Villeurbanne, les contours du projet Gratte-Ciel centre-ville se précisent

Mots clés : Architecte - Immeuble de grande hauteur - Métier de la construction - Sécurite des ouvrages

Le projet Gratte-Ciel centre-ville vise à doubler l’actuel centre de Villeurbanne à l’horizon 2025. Nicolas Michelin, architecte-urbaniste en chef pose les bases de cet aménagement de 110 000 m2.

A l’échelle de la Métropole de Lyon, le projet Gratte-Ciel centre-ville sera l’une des plus importantes opérations d’aménagement conduite dans les 10 prochaines années. Face à la pression démographique, le quartier des Gratte-Ciel de Villeurbanne, construit par Morice Leroux dans les années 1930, n’est plus à l’échelle de cette ville de 145 000 habitants. « Il s’agit d’une opération de renouvellement urbain sur un site patrimonial remarquable », souligne Jean-Paul Bret, maire de la Ville. Avec à terme, le doublement de l’actuel centre-ville qui passera d’une superficie de 7 à 14 hectares et deviendra une véritable centralité à l’échelle de la Métropole.

A terme, 111 000 m2 de surface de plancher seront construits dont 60 000 m2 de logement (environ 870), 20 000 m2 d’équipement – dont la reconstruction du lycée Pierre-Brossolette sous maîtrise d’œuvre Agence Nicolas Michelin & Associés – 27 000 m2 de commerces et 4 000 m2 en surface tertiaire.

 

Conserver des invariants

 

Les actes réglementaires posés – avec la création d’une ZAC en février 2011 et la désignation de la Serl comme aménageur – Nicolas Michelin, retenu comme architecte en chef de la ZAC, a précisé la forme de ce projet urbain. Un travail qui s’inscrit dans la continuité du travail initié en 2008 par l’agence Christian Devillers. «Nous avons déterminé un certain d’invariants à conserver pour que l’architecture du futur projet s’inscrive dans la continuité du projet né dans les années 30», précise Nicolas Michelin.

Ainsi, le futur projet se glissera dans le prolongement de la rue Henri Barbusse sur une largeur de 20 mètres. «Nous allons créer une place publique intermédiaire qui permettra de dessiner un axe perpendiculaire», indique l’architecte. Une tour d’une cinquantaine de mètres marquera cette future place. En écho au quartier existant, une architecture en gradin reprenant des séquences alternées sera privilégiée. Une ligne basse à 7 mètres de haut pour les rez-de-chaussée sera conservée, une ligne médiane à R+6 marquera le début du gradinage et la ligne haute s’élèvera à R+10 pour les immeubles les plus hauts. «Les toits des commerces seront plantés pour traiter une partie des eaux de pluie, tout comme les toits des parkings intégrés aux bâtiments», détaille Nicolas Michelin. Pour ramener la nature en Ville, trois jardins suspendus compléteront l’ensemble.

 

Un pool d’architectes

 

Pour conduire cette opération d’envergure, les élus peaufinent un mode de consultation, qui ne débouchera pas sur la désignation d’un tandem promoteur-architecte. L’idée serait de retenir 6 équipes d’architectes qui travailleraient, en atelier, avec l’agence Nicolas Michelin & Associés. Un atelier qui pourrait également accueillir des sociologues, des historiens… Reste à savoir à quel moment les opérateurs privés entreront la danse.

Ce projet, co-piloté par la Ville et la Métropole de Lyon, nécessitera un investissement de 113 millions d’euros, auxquels s’ajouteront 30 millions pour le lycée et 40 millions pour les acquisitions foncières.

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