Réalisations

A Tourcoing, une friche industrielle fait place au sport

Mots clés : Sport - Urbanisme - aménagement urbain

Le groupe Oxylane (ex-Décathlon) ouvre ce 11 mars son centre d’observation de l’utilisateur en matière de sports collectifs. Kipstadium offre 45 000 m2 de terrains en plein air et en salle. Quand le sport participe à la reconquête d’un territoire…

Jusqu’à présent, l’Union, 80 hectares d’anciens sites industriels et d’habitat du début du XXe siècle situés à la croisée des villes de Tourcoing, Roubaix et Wattrelos, était connue comme l’un des plus importants projets de renouvellement urbain de France. Mais à partir de ce mercredi, le premier écoquartier de la métropole lilloise devient une place forte du sport dans le Nord. Kipsta, la marque de sports collectifs du groupe Oxylane, y inaugure, en effet, Kipstadium, son siège international. Bien plus qu’un siège, en fait. Une vitrine, une base, un laboratoire, où le pratiquant, qu’il soit adepte du football, du rugby, du basket, du handball, du volley ou encore du hockey-sur-gazon, du cricket, du baseball ou du foot US, va pouvoir s’adonner à sa passion dans les meilleures conditions sur 4,5 ha. En complément de ces installations, un magasin de 900 m2, un espace de restauration et des bureaux pour les 80 collaborateurs de Kipsta appelés à travailler sur site. Le tout en lieu et place d’une ancienne brasserie et d’un dépôt de bus. Montant de l’investissement: 12 millions d’euros. Peu au regard des enjeux multiples. Car Kipstadium peut changer la donne d’un quartier qui, ne nous mentons pas, a du mal à décoller.

«En choisissant d’installer notre centre d’observation de l’utilisateur sur un ancien site industriel de la métropole lilloise, nous démontrons encore une fois notre attachement au Nord de la France mais nous prenons également le pari de reconquérir tout un territoire encore profondément marqué par la fermeture de la Grande Brasserie Moderne (GBM) – Terken, en 2004, expose Franck Demaret, directeur général de Kipsta. Aussi avons-nous souhaité respecter l’histoire et le patrimoine de ce lieu en conservant un maximum de bâtiments.»

 

Un petit bout de ville

 

En prenant en compte les aménagements paysagers, l’emprise totale de Kipstadium est de 8,5 hectares, soit un dixième de l’Union quand même ! «Nous avons dès le départ considéré l’échelle importante du site – un petit bout de ville – pour aborder le projet d’un point de vue urbain, explique Nicolas Quenson, architecte de l’agence lilloise Béal & Blanckaert, maître d’œuvre de l’opération. Nous avons cherché à intégrer cet ancien site industriel plutôt que de le juxtaposer, afin de créer des continuités dans la ville.»

 

 

Les structures des anciens bâtiments désossés créent l’architecture du site. Les bâtiments neufs viennent s’intégrer à l’existant en exprimant l’ossature en façade. «Cette régularité fait écho à la règle des sports collectifs, au cadre que l’on tente d’accrocher», décrypte Nicolas Quenson.

Outre les structures, les matières s’expriment à l’état brut: le béton, le métal et l’incontournable brique en façade. Mais ce sont, bien sûr, les surfaces de jeu qui créent l’ambiance: gazon naturel et synthétique, béton, parquet. Ou comment reconstruire la ville sur la ville autrement. L’Union a peut-être enfin pris son élan.

 

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