Chantiers

A Toulouse, un «bâtiment totem» pour l’aérospatial français

Mots clés : Innovations

Le gros œuvre du plus important chantier de bâtiment d’Occitanie vient de se terminer. Dès janvier prochain, le B612 et ses 24 500 m2 deviendront l’emblème du nouveau quartier Toulouse Aerospace, dédié à l’innovation aérospatiale.

Sa haute stature en béton encore brut, massive, compacte et percée de fines fenêtres en quinconce, s’élève depuis quelques semaines dans le sud-est toulousain. En janvier 2018, le bâtiment B612, baptisé en hommage à l’astéroïde du Petit Prince, accueillera, au sein de ses 24 500 m2 répartis sur six niveaux, la fine fleur de l’innovation aérospatiale française.

Sous la maîtrise d’ouvrage d’Oppidea, la SEM d’aménagement de Toulouse Métropole, et avec un budget travaux de 45 millions d’euros HT, le B612 est l’un des plus gros chantiers de bâtiment menés en ce moment en Occitanie. Conçu par l’agence toulousaine Kardham Cardete Huet Architecture, le bâtiment se love en «S» en bordure du périphérique toulousain.

 

Espace d’échange et d’innovation

 

Les vides du «S» accueilleront 2 800 m2 de terrasses plantées, tandis que les murs seront habillés de verre et de végétaux. Côté périphérique, le jardin suspendu du troisième étage, avec vue panoramique sur les Pyrénées, sera isolé des nuisances de l’axe routier par un haut mur acoustique en verre qui s’élèvera sur quatre niveaux.

«Ce bâtiment est un bijou de technologie très complexe qui a demandé beaucoup de précision dans sa construction pour répondre aux besoins des usagers du bâtiment», souligne David Habrias, président de Kardham Architecture, qui pilotait jeudi 6 juillet une visite du chantier.

Le B612 accueillera dès janvier l’Institut de recherche technologique Saint-Exupéry. A partir du printemps 2018, le pôle de compétitivité Aerospace Valley, le gestionnaire du système européen de géolocalisation Egnos, mais aussi des laboratoires universitaires, un incubateur de start-up et des entreprises privées investiront à leur tour l’imposant bâtiment, conçu pour faciliter les échanges entre chercheurs, entreprises et jeunes pousses de l’aérospatial.

 

La «Silicon Valley» de l’aérospatial

 

La métropole de Toulouse, le département de Haute-Garonne et la région Occitanie comptent bien faire du B612 le «bâtiment totem de l’innovation aérospatiale» et du nouveau quartier Toulouse Aerospace. Ce quartier, en construction depuis la fin des années 2000, a vocation à devenir la «Silicon Valley française de l’aérospatial». Il s’étend sur 56 hectares à proximité immédiate des plus grands instituts de recherche, universités, et entreprises de pointe du secteur: Cnes, Insa, Airbus Defence and Space, Thalès, etc.

«Ce quartier sera aussi le symbole de la ville intelligente», précise Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole. A titre d’exemple, la chaleur émise par les superordinateurs des instituts de recherche est injectée dans le réseau de chauffage et les eaux pluviales sont traitées par «des dalles intelligentes».

De nombreux bâtiments doivent encore sortir de terre dans le quartier ces prochaines années. Dans le sud-est toulousain, les grues n’ont pas fini de tourner.

 

Fiche technique

Maître d’ouvrage: Oppidea

Futur propriétaire du bâtiment: Toulouse Métropole

Futurs locataires connus à ce jour: IRT Saint-Exupéry, Pôle Aerospace Valley, ESSP.

Maître d’œuvre: Kardham Cardete Huet Architecture, Ingérop, Cap Ingelec, Inddigo, Woodstock Paysage, Gamba Acoustique.

Bureau de contrôle: Socotec

OPC: SCO

SPS: BTP Consultants.

Gros œuvre, charpente métallique: Socotrap/Eiffage Construction/Giesper

Façades, menuiseries extérieures: Garrigues/Soprema.

Surface: 24 5OO m2.

Coût travaux: 45 millions d’euros HT.

Livraison: janvier 2O18.

 

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  • - Le

    non -sens

    L’aérospatiale ,le petit prince ,l’essence même de la légèreté,dans ces blocs massifs . On est en plein non sens architectural.
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