Transport et infrastructures

A Saint-Louis, le tramway suisse va se fondre dans l’urbanisme français

Mots clés :

Transport collectif urbain

En travaux depuis la fin 2015, l’arrivée du tramway de Bâle en France doit structurer le développement urbain en périphérie de la ville frontalière de Saint-Louis.

C’est parti pour les travaux du tramway de Bâle en territoire français. La ligne 3 du transport en commun suisse va se prolonger de 2,6 km par-delà la frontière, jusqu’à la gare SNCF de Saint-Louis (Haut-Rhin). Cette portion française représente un montant d’opérations de 48,6 millions d’euros HT dont 37,6 millions de travaux. «Réalisée à 90% en site propre, elle applique les principes d’aménagements suisses qui favorisent une insertion urbaine douce», souligne Sebastien Lopez, directeur du projet chez Transamo, mandataire du maître d’ouvrage la communauté de communes des Trois Frontières, devenue communauté d’agglomération le 1 er janvier. C’est ainsi que la place Mermoz sera retraitée pour devenir plus courbe et adoucir, de ce fait, son rapport avec son bâti environnant.

Cinq stations jalonnent la partie française. «Elles ne passeront pas au milieu de nulle part», souligne d’emblée Alain Girny, président de la communauté d’agglomération, en réponse aux critiques sur le choix d’un tracé qui ignore l’hyper-centre de Saint-Louis. Elles desserviront le lycée Mermoz, plus grand établissement de ce type de la nouvelle région Est, un collège, un centre socioculturel, un centre nautique, le quartier Mermoz, la Polyclinique des trois frontières et un petit centre commercial «à 200 mètres de l’hyper-centre» avant de rejoindre la gare.

 

Desserte d’un futur pôle de «tertiaire supérieur»

 

En outre, ce tramway anticipe l’urbanisation à venir: il irriguera le quartier des Lys, appelé dans quelques années à former avec le terrain voisin du Technoport un vaste espace de développement de 110 hectares. Un centre commercial de 50 000 m2 d’Unibail-Rodamco y est pressenti, mais la communauté d’agglomération vise en priorité une vocation de «tertiaire supérieur», réaliste au double voisinage de la dynamique Bâle et de l’Euroairport Bâle-Mulhouse (7 millions de passagers transportés en 2015).

Quant à la connexion avec la gare ferroviaire, elle annonce une vocation multimodale du tramway que deux autres éléments doivent renforcer: la correspondance à chaque station avec le réseau de bus urbains; la construction, au terminus, d’un parking-relais de 740 places de voiture et 100 de vélos. Actuellement en phase d’appel d’offres travaux, l’ouvrage entrera en service en même temps que le tram, en décembre 2017. Après la fin de la déviation des réseaux au premier trimestre, les travaux d’infrastructure doivent se poursuivre jusqu’à mi-2017 pour laisser la place aux essais de rames.

 

Fiche technique

Maître d’ouvrage: Communauté d’agglomération des Trois Frontières

Mandataire: Transamo (avec Euryal, accompagnement juridique)

Maîtrise d’œuvre: groupement «Tertio» constitué de Serue Ingénierie (mandataire) – Grandadam (architecte) – BVB (exploitant du tramway de Bâle) – Safège – Aegerter & Bosshardt (bureaux d’études)

Entreprises: groupement Colas – Eurovia – Lingenheld – Transroute (voirie) – Saert et Eiffage Construction / Transroute (ouvrages d’art) – Spie (ligne aérienne et signalisation lumineuse) – ETF (voie ferrée) – Ganter Sireg (éclairage public)

Coût d’opération: 48,6 millions d’euros HT

Calendrier des travaux: novembre 2015 à juillet 2017

 

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