Aménagement

A Rouen, l’écoquartier Flaubert concentre tous les enjeux d’une urbanisation durable

Mots clés : Aménagement paysager - Etat et collectivités locales

Des travaux préparatoires de grande ampleur ont commencé dans l’optique de la création de l’écoquartier Flaubert à Rouen. La transformation de cette friche industrialo-portuaire en cœur de ville constitue un projet majeur d’aménagement pour la métropole normande. Elle devra concilier voies de desserte du centre de l’agglomération, habitat, nature et activités économiques et culturelles.

Les travaux préparatoires pour le cœur du futur écoquartier Flaubert à Rouen viennent de commencer et devraient s’achever à l’été 2019. Ces travaux de voirie et de réseaux sont à la mesure du projet qui doit permettre, d’ici 30 ans, de voir 90 ha de friches industrialo-portuaires devenir un quartier urbain répondant aux enjeux de durabilité.

«Le déplacement en aval des activités du port a offert l’opportunité de s’approprier une vaste zone en cœur d’agglomération, souligne Bertrand Masson, directeur Aménagement grands projets, un service commun à la Métropole et à la Ville de Rouen. Un des enjeux majeurs de cette création de quartier réside dans la gestion des interfaces entre les deux axes importants de circulation, l’un routier, l’autre ferroviaire, et les zones résidentielles et tertiaires.»

Le futur quartier sera ainsi bordé à l’ouest par une voie rapide urbaine, liaison entre le pont Flaubert (autoroute A150) et la route nationale 338 dite «Sud III», un aménagement attendu depuis la mise en service du pont en 2008. L’autre axe, ferroviaire, constitue l’accès au port pour le fret (céréales, en particulier). Un travail de pincement permettra d’éviter une trop grande emprise.

 

Nature et culture pour une attractivité majorée

 

La conception urbaine du quartier a été confiée par la Société publique locale (SPL) Rouen Normandie Aménagement à un groupement de maîtrise d’œuvre comprenant l’Atelier Jacqueline Osty et Associés (mandataire), Egis, Attica et Burgeap. Le projet prévoit la construction de 500 000 m2 de surface de plancher dont 190 000 m2 de logements et plus de 250 000 m2 de bureaux. «L’écoquartier a été conçu avec l’objectif de faire revenir la nature en ville, note Bertrand Masson. Sur les quais avec un grand jardin linéaire. Et au cœur du quartier, avec un canal et de nombreux espaces végétalisés dans les différents îlots.» Les aménagements des 3 kilomètres de quai avec la Seine sont en passe d’être finalisés avec la création du parc de la Presqu’île Rollet à la pointe ouest du quartier (inauguré en juillet 2013), les constructions en cours des hangars 107 (AZ Architecture, livraison à l’automne 2017) et 108 (architecte Jacques Ferrier, livraison à l’été 2017). Ce dernier sera le nouveau siège de la Métropole Rouen Normandie. «Le 106» est, lui, déjà devenu la salle de musiques actuelles de référence de l’agglomération rouennaise depuis son ouverture en 2010.

La logique retenue dans le développement du quartier est de créer et mettre à disposition toutes les prestations (jardins, salle de spectacles, activités tertiaires, etc.) en amont de l’arrivée des habitants. Une façon, bien sûr, d’assurer l’attractivité du quartier pour les investisseurs.

 

Réseaux et remblais

 

Les travaux engagés en ce printemps 2017, moins visibles que les premiers aménagements, sont donc prévus pour durer un an et demi et coûteront 10 millions d’euros HT. Ils consistent en un remblaiement et des travaux de réseaux et de voiries.

Un dénivelé de 6 m entre l’avenue Jean-Rondeaux, axe de circulation qui constitue la frontière Est du quartier, et les quais de Seine au Nord nécessite le rajout de 250 000 à 300 000 m3 de terre pour assurer une transition en pente douce. Ces terres viendront pour au moins 70% d’entre elles de Dieppe et seront acheminées par train cet été et mise en œuvre dès ce second semestre.

En parallèle, seront mis en place les réseaux et les premières voiries de l’écoquartier en prévision de la nouvelle liaison routière Sud III – pont Flaubert. Côté assainissement, l’émissaire qui collecte les eaux usées en provenance de la rive droite sera doublé dans le cadre du schéma d’assainissement, incluant l’extension de la station d’épuration Emeraude située au Petit-Quevilly.

Ces travaux auront un impact sur le trafic dense présent dans cette zone d’entrée de ville et font donc l’objet d’une communication appuyée par la Métropole auprès des usagers.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X