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A Nancy, le public tranche pour la rénovation du Musée lorrain

Mots clés : Conservation du patrimoine - Manifestations culturelles - Musées - galerie - Rénovation d'ouvrage

Pour couper court à une polémique naissante sur la préservation du patrimoine, la Ville de Nancy a demandé à son maître d’œuvre d’imaginer deux versions de la rénovation/extension du Musée lorrain. Elle a confié au public le soin de choisir. L’avant-projet définitif issu de cette consultation sera remis en décembre.

Les Nancéiens et les visiteurs du Musée lorrain ont tranché après deux mois d’une consultation inhabituelle sur la rénovation/extension de ce bâtiment, installé dans le Palais des ducs de Lorraine. La Ville de Nancy, maître d’ouvrage, vient de présenter la solution retenue par le public entre deux options. 1100 avis ont été exprimés concernant ce projet architectural de 43 millions d’euros. « Il s’agit d’apporter au musée des fonctions jusqu’alors inexistantes », expose l’architecte parisien Philippe-Charles Dubois, maître d’œuvre. En l’occurrence, un espace d’accueil mieux identifié, des salles d’expositions temporaires et un auditorium.

Lauréat d’un concours international en 2013, le cabinet Dubois & Associés avait imaginé un bâtiment contemporain en verre de 80 mètres de long dans la cour du palais ducal. Celui-ci donnait accès au musée proprement-dit via un passage souterrain, et à 1750m² d’espaces d’animation culturelle au premier sous-sol. Le niveau R -2 devait héberger les locaux techniques et les réserves sur 740m².  La construction de la galerie en verre impliquait cependant la démolition d’un mur de séparation et de deux bâtiments à l’arrière des jardins…

 

Bâtiment des « écuries » préservé

 

« La Commission nationale des monuments historiques (CNMH) a validé notre projet, mais demandé des fouilles complémentaires», rappelle Laurent Hénart, maire (UDI) de Nancy. Les investigations conduites en 2015 par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont démontré la valeur patrimoniale du mur de clôture. A la demande du ministère de la Culture, le maître d’ouvrage a donc dû revoir la partie « émergée» du projet. Dans ce contexte, la polémique née autour de la destruction programmée du bâtiment dit « des écuries », à l’intérêt historique moindre, l’a incité à demander à l’architecte d’imaginer, à budget constant, deux options en vue de les soumettre à une concertation publique.

L’option rejetée envisageait une adaptation mineure : décaler la galerie de verre pour restituer la fonction séparative du mur datant du XVIIIe siècle. Plus ambitieuse, l’option lauréate privilégie, outre le maintien du mur, la conservation de l’ancienne écurie et l’aménagement d’une aile contemporaine de 35 mètres dans son prolongement. « L’entrée du musée au niveau de l’ancienne écurie est marquée symboliquement par une porte monumentale qui reprend le registre architectural contemporain de l’aile nouvelle », indique Philippe-Charles Dubois.

 

 

 

Livraison en 2023

 

Suite à l’approbation de la CNMH en octobre, le maître d’œuvre devrait remettre l’avant-projet définitif courant décembre à la ville. Sa validation, attendue début 2017, permettra d’engager la phase « projet », avec un démarrage du chantier prévu pour 2018 et une livraison à l’horizon 2023. Cette rénovation/extension s’inscrit dans une rénovation plus globale du palais ducal entamée par la réfection de la toiture et de la façade entre 2007 et 2012.

 

 

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